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Webinaire du 11 septembre 2021

Libre comme Lire, une association pour soutenir les associations de lecture

Dans le cadre des Journées nationales d’action contre l’illetrisme, les fondateurs de Libre comme Lire s’étaient réunis pour présenter leur projet au public.

Nous nous étions réunis le 11 septembre 2021 pour présenter en vidéo l’action de Libre comme Lire. Lors de ce webinaire, enregistré à Lille, nous avons abordé toutes les questions liées à la création de Libre comme Lire, à son action, et à son programme de promotion des associations de lecture.

Bon visionnage !

Avec :

Delphine Sauvage, Présidence de Libre comme Lire
Delphine Sauvage, fondatrice et présidente de Libre comme Lire
Pascale Ramat
Pascale Ramat, co-présidente, ancienne chargée de mission ANLCI
Isabelle Sagnet, coprésidente Libre comme Lire
Isabelle Sagnet, co-présidente, directrice des associations Lis avec Moi et la Boite à Mots, directrice adjointe de l’agence Quand les Livres Relient
Dominique Walter, membre du comité de validation
Dominique Walter, responsable du Comité de validation, Conseillère d’éducation populaire et de jeunesse à la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Nord aujourd’hui retraitée
Magali Battaglia, coordinatrice de l’association Perluette
Olivier Sauvage, coprésident de Libre comme Lire
présentation animée par Olivier Sauvage, co-fondateur, co-président
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Premier don ! Merci Petit Bambou !

C’est avec une immense fierté et beaucoup de joie que nous pouvons vous annoncer le premier don récolté par Libre comme Lire.

Nous remercions donc Ludovic Dujardin et Benjamin Blasco, fondateurs et dirigeants de la société Petit Bambou, de nous avoir fait un premier don très conséquent afin de nous aider à développer notre activité.

Ludovic Dujardin
Benjamin Blasco
Petit Bambou

J’ai été heureux de donner à Libre comme lire, la lecture est un moyen très équilibrant pour nos vies souvent trop connectées. Soutenir les initiatives qui vont en ce sens de promouvoir la lecture est une idée qui me plait beaucoup.

Ludovic Dujardin, fondateur de Petit Bambou

Qui est Petit Bambou ?

Petit Bambou est l’application de méditation n°1 en Europe. Elle compte plus de 7 millions d’utilisateurs dans plus de 7 pays. Elle permet simplement d’apprendre la méditation et à la pratiquer en toutes circonstances.

À quoi va servir ce premier don ?

Cette somme nous servira à développer nos actions de communication autour de Libre comme Lire : prix offert au lauréat de notre concours de photos d’été “Mon livre part en vacances”, impression d’outils de communication, etc. Ainsi, ce premier don devrait faire des petits !

Nous adressons un grand merci à Ludovic et Benjamin, et Petit Bambou, qui sont officiellement les premiers mécènes de Libre comme Lire !

Comme eux, donnez ! Et participez vous aussi à la promotion de la lecture en France !

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Comment j’ai aimé lire

Olivier Sauvage
Olivier Sauvage

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture.

Aujourd’hui, c’est au tour d’Olivier Sauvage, co-fondateur de Libre comme Lire.

Mon premier souvenir de lecture, je crois, était celui-ci.

J’étais malade et mes parents m’avaient mis dans leur lit, sous une couette blanche comme de la neige, dans leur grande chambre bleue, et mon père, pour m’occuper m’avait sorti un album de Tintin : l’Île Noire. Une vieille édition qu’il avait lui même reçue de son père, pendant son enfance. C’était un dimanche matin. Tout était calme, tranquille, apaisant.

Chaque case, chaque page, chaque ligne, chaque trait, chaque mot, était un moment de bonheur et d’excitation. Je ne sais pas si j’y comprenais grand chose. Et, en vérité, je ne sais pas si je savais vraiment lire. Mais la force des dessins nets et précis d’Hergé, l’expressivité de ses personnages, Tintin, le Capitaine Haddock, des onomatopées dans les phylactères, le rythme des cases, tout me fascina, me plongea au cœur de l’histoire, sans qu’il me soit même nécessaire de comprendre les textes. C’était comme du théâtre muet, un ballet de petits personnages, s’agitant en tout sens, bondissant, criant, éructant, se bagarrant, me captivant, m’emportant dans les nuées pendant un temps qui me parut à la fois infiniment long et à la fois infiniment trop court, tant j’avais envie que ça continue, encore et encore, encore et toujours. À la fin de la lecture, j’en redemandais encore. Comme à la descente d’une attraction de fête foraine dont on sort un peu groggy, et dont on voudrait bien refaire un tour.

Ai-je inventé ce souvenir ?

Mon plaisir de lire est-il vraiment né de ce matin là ?

Impossible à savoir. Il faudrait m’ouvrir le cerveau et regarder dedans pour s’en assurer.

J’aime à me dire, en tout cas, que ce fut le point de départ, le moment zéro, d’une activité qui ne m’a jamais quitté. Et que je n’ai jamais cessé de renouveler. De la BD au roman, à l’essai historique, au livre de sciences, au recueil de nouvelles, au pensum en économie, jusqu’aux petits pamphlets brochés que l’on trouve parfois en librairie. Et puis aussi surtout, l’actualité, la presse quotidienne et magazine, les news, les journaux que je dévore quotidiennement…

J’ai aimé lire, je crois, parce que l’évocation des mots me faisait plus vibrer et me sentir bien que la fréquentation de mes camarades. Seul, je m’évadais à l’intérieur d’innombrables aventures, d’innombrables héros, d’innombrables univers lointains, et cela me rendait plus heureux, toujours, que les relations avec les autres. Cela m’était plus facile, plus simple, mieux, en quelque sorte, que la vie. Nourrissait plus mon imagination affamée d’extraordinaire.

Aujourd’hui, mon temps de lecture est largement absorbé par les écrans. Je lis de moins en moins de livres. Plus aucun magazine ou journal sur papier. D’une certaine manière, à mon grand dépit. Parce que, professionnel du monde numérique, je sais quelles destructions il cause à notre capacité de concentration et d’apprentissage. Et ce qu’il nous fait perdre en sérénité. La lecture sur papier instaure une relation si particulière avec les mots, si nourrissante pour l’esprit, que même les technologies actuelles ne savent dépasser.

Cela ne change rien à mon plaisir, mais le divertit un peu trop pour des choses de pacotilles, de l’éphémère sans importance, une nuée chronophage d’inputs. C’est un nouveau défi pour mon cerveau. Apprendre à maîtriser ce flux, et à le dompter, pour en faire un allié puissant et précieux, comme les livres l’ont été dans ma vie. Et comme ils recommencent à l’être aujourd’hui…

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Les livres peuvent-ils changer le monde ?

Cet été, dans une nouvelle série, France Culture nous invite à réécouter les grands classiques qui ont changé le monde. Tous les jours à 11h, Régis Debray.

Les livres changent le monde. En douteriez-vous ? Voici trois semaines d’émissions de référence pour comprendre pourquoi, mais surtout comment. Sur une idée originale de Régis Debray, cette série sur l’histoire des idées, l’histoire du monde, l’Histoire donc tout simplement dessine le paysage (subjectif) des treize livres qui ont bouleversé depuis 1945 la marche des choses et transformé les représentations à l’échelle internationale. Introduite par une émission sur l’histoire de la diffusion des textes, la collection se termine sur une tentative de dessiner l’avenir. Il y a des livres qui font tomber des murs : écoutez.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-culture-change-le-monde/comment-les-livres-changent-le-monde

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A découvrir, une série sur la lecture sur Arte

Images de la série Ah, ça lira, sur Arte

Comment susciter le désir de faire lire ? Comment partager le plaisir de la lecture ?

Dans une nouvelle série, “Ah, ça lira !”, Arte confronte des étudiants de l’école Estienne avec des auteurs, des artistes, des écrivains, autour de 10 œuvres de la littérature.

Un format court, amusant, ludique, didactique, pour les passionnés du livre, pour se retrouver, à la manière d’Arte sur ce qui nous fait tous vibrer lorsque nous lisons.

Et, c’est gratuit !

A voir sur Arte : Ah, ça lira !

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En 2020, près d’un jeune français sur 10 en difficulté de lecture

Élèves dans une classe avec leurs professeur

D’après une nouvelle étude publié par le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation, en 2020, 9,5% des jeunes français participant à la Journée Défense et Citoyenneté rencontrent des difficultés dans le monde de la lecture.

Le tiers d’entre eux peut être considéré en situation d’illettrisme. Par ailleurs, plus d’un jeune sur dix a une maîtrise fragile de la lecture. Enfin, près de huit sur dix sont des lecteurs efficaces.

Les performances en lecture progressent avec le niveau d’études. Elles sont globalement plus élevées chez les filles que chez les garçons. Les jeunes des DROM sont particulièrement concernés par les difficultés de lecture. En France métropolitaine, c’est au nord que les difficultés de lecture sont les plus fréquentes.

Ces résultats sont issus d’un test de lecture passé par plus de 475,000 jeunes, âgés de 16 à 25 ans.

Cela montre que d’importants progrès restent à faire, alors que les usages du numérique s’intensifient et creusent encore plus les inégalités entre ceux qui maîtrisent la lecture et les autres.

Photo par NeONBRAND

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La lecture, grande cause nationale : quelle bonne nouvelle !

Image de bibliothèque

L’annonce présidentielle prévue aujourd’hui*, ne peut que nous réjouir ! La lecture, c’est la cause que nous défendons à Libre comme Lire, et “favoriser l’apprentissage et la pratique de la lecture à tous les âges”*, c’est notre objectif ! L’attribution de ce label gouvernemental va immanquablement s’accompagner d’actions d’information et de sensibilisation aux innombrables bienfaits de la lecture, et faire prendre conscience le plus largement possible de l’urgente nécessité d’aider tous ceux qui oeuvrent à les diffuser. Espérons que cela suscite des vocations de mécènes et de donateurs en faveur des associations de promotion de la lecture. Et pour passer à l’action, nous serons là ! À suivre, donc..

Pour découvrir l’action de notre association, c’est par ici !

source : Le Monde, 17 juin 2021

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C’est notre première association et c’est une merveille !

Logo Association Mots et Merveilles

Émus comme un jeune couple annonçant une première naissance, nous sommes très fiers de vous faire part de l’arrivée de Mots et Merveilles sur le site de Libre comme Lire. Pour nous, c’est notre petite première, mais cette association qui lutte contre l’illettrisme en mêlant avec brio travail sur les savoirs de base et ouverture culturelle ne nous a pas attendus pour être reconnue. C’est une fierté de pouvoir vous la présenter. Vous pouvez d’ores et déjà découvrir ses activités principales sur notre site.

La suite avec Mots et Merveilles, ce sera de vous permettre de lui faire un don, et de parrainer certaines de ses actions. On y travaille… et on vous tiendra au courant bien sûr !

Et puis, les petites soeurs ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez. Cinq autres associations ont aussi été sélectionnées par notre comité de validation, et les candidatures restent ouvertes.

On a hâte de vous annoncer que notre famille s’agrandit encore !

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Enseigner le français aux immigrants

Enseigner le français, c’est lutter contre les discriminations et œuvrer en faveur de l’égalité des chances auprès de personnes qui souhaitent s’engager dans la vie et faire partie de la société, c’est donner les clés d’accès aux bases linguistique, administrative, culturelle et sociales françaises à des publics en grande difficulté.

Jour après jour des associations s’engagent et travaillent pour aider les migrants et les immigrés de plus longue date, mais aussi les français qui ne possèdent pas les clés de leur langue maternelle.
Par le biais de l’apprentissage de la langue, elles leur apprennent à résoudre les problèmes de la vie quotidienne : trouver un travail, un logement, devenir autonomes dans leurs démarches
administratives, leur vie professionnelle, leur quotidien…

Mais ces associations donnent plus que les bases indispensables du français pour une intégration citoyenne !
Jour après jour, salariés et bénévoles se dévouent et donnent de leur temps sans compter, animés par la joie d’être à la disposition d’une cause utile.
Quand on a fui la guerre, la dictature, la famine, quand on vit dans la pauvreté et l’ignorance, les cours de français, c’est plus que de simples cours. Ce sont des moments de solidarité, de pratique qui permettent de se débrouiller, de se sentir mieux, d’avancer, c’est aussi le moyen de communiquer, de se faire des amis, se sentir comme les autres…

Parce que sans parler, lire et écrire la langue du pays dans lequel on vit, il est impossible de se sentir intégré : comment se construire puis s’intégrer sans cet outil fondamental qu’est la langue ?

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Lire avec les bébés, quelle idée !

 Nous ne savons pas ce que les bébés comprennent quand nous leur parlons mais spontanément nous le faisons avec des hauteurs de voix plus élevées, ce qui leur  permet de s’accorder à cette voix musicale de l’adulte par des sons, des vocalises qui vont être les prémisses du langage 

Chacun peut constater les immenses compétences des bébés, ce que les linguistes nous confirment. Ils sont rapidement lecteurs, de la voix, celle de la mère ou du père qu’ils reconnaissent parmi d’autres. Lecteurs aussi des modulations de la voix et des émotions qu’ils interprètent sur les visages. Très tôt leur activité psychique s’oriente vers la recherche du sens des mots prononcés par l’adulte.

Très tôt il s’agit de les nourrir de chansons, de comptines, de livres lus à haute voix, pour enrichir leurs capacités langagières. Nous pouvons en voir les manifestations d’intérêt par les sourires, les vocalisations et parfois très précocement par l’acquisition de mots issus des livres.

On sait que la quantité et la diversité des mots offerts au tout-petit auront une influence sur ses premières années à l’école. On sait aussi qu’on ne parle pas de la même façon aux tout-petits selon le milieu familial. Il y a donc un enjeu très fort à nourrir les bébés non seulement des mots du quotidien mais aussi des mots des récits. Et cela en présence des parents pour qu’ils  découvrent la relation intense qu’ils peuvent construire avec leur enfant grâce  à l’extraordinaire richesse des livres.

Photo par Picsea