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“La lecture a sauvé mon enfance”

Dominique Walter, membre du comité de validation
Dominique Walter

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture. 

Aujourd’hui, Dominique Walter, co-présidente de Libre comme Lire et responsable du comité de validation, nous explique comment, en elle, la lecture s’ancre dans une enfance solitaire.

Quand je pense à mon rapport à la lecture, c’est cet ancrage dans l’enfance qui me vient, avec de la solitude et des envies d’échappées, sans jardin. Deux sœurs de dix-sept ans d’écart, presque deux filles uniques, père peu impliqué et mère commerçante qui remontait bien tard du magasin.

Alors il y avait les incursions dans le grenier pour rechercher les livres de ma sœur et le petit tapis rouge le long du radiateur avec Mili Mali Malou histoires d’une petite fille.

Se cacher sous l’édredon avec une lampe de poche pour lire et en ressortir écarlate pour prendre une bouffée d’air, quel délice ! Être appelée à table au milieu d’un chapitre, quel supplice !

Je crois vraiment que la lecture a sauvé mon enfance.

Aujourd’hui, j’ai toujours besoin d’histoires, avant de trouver le sommeil, j’aime la littérature, les bons gros romans, les sagas, les policiers, la BD et les albums de jeunesse. Je fais le grand écart avec Jane Austen, Paul Auster, Annie Ernaux, Manu Larcenet , Tanigushi , Tomi Ungerer , Claude Ponti et tous les autres. 

J’en laisse sur mon appui de fenêtre, dans les boites à livres, en randonnée pour alléger mon sac. 

J’ai des amis lecteurs. C’est un bonheur de partager ça, échange de titres, de livres, c’est vivant.

Lire à mes petits enfants et entendre, à la dernière page une petite voix qui dit : « Encore une fois ».

En savoir un peu plus sur Dominique.
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