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“Lire tout, tout le temps et partout !”

Domitille Gobbo

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture. 

Aujourd’hui, c’est au tour de Domitille Gobbo, membre enthousiaste de Libre comme Lire.

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours lu… enfin c’est le sentiment un peu étrange qui m’habite à la rédaction de ce petit article.

Bien entendu je sais qu’il a fallu passer par les rouages de l’école pour que ces signes cabalistiques deviennent des syllabes puis des mots, des phrases et enfin ces histoires qui m’ont emmenée sur les traces de tous ces personnages qui accompagnent depuis mes jours et mes nuits !

Mais ce sentiment très fort me vient surtout de mon grand-père, lecteur passionné, qui avec sa voix douce et son profil à la Sidney Poitier, m’entraînait sur les traces d’Ésope et de Jean de la Fontaine alors que je n’étais encore qu’une toute petite fille.

Ses lectures rythmées, presque théâtrales, de ces textes plaqués sur le papier, que j’apprenais à écouter, m’ont donné envie de développer ce pouvoir qui me permettrait de les poursuivre par moi-même ! De découvrir les (res)sorts presque magiques que ces assemblages de signes créaient, de permettre à ces images immatérielles qui fusaient dans mon petit cerveau de naître sans devoir attendre la prochaine visite à Bon-Papa Joseph… 

Alors la marmite s’est ouverte devant moi et j’y ai plongé avec volupté et boulimie sans jamais plus vouloir la quitter.

Et j’ai lu, j’ai lu de tout, partout et tout le temps. Enchaînant les classiques à l’âge où l’on se doit de les détester, j’ai découvert le précieux en suivant Dante dans les dédales infernales, dévoré les bluettes sans consistance mais pleines de plaisir, lu et relu en une nuit, à en avoir des siestes coupables en cours, des bouquins cornés que je traîne encore en moi après toutes ces années, fait ouvrir des armoires supplémentaires dans la petite bibliothèque de mon collège car celle dans laquelle j’avais le droit de fouiller n’avait plus d’autre secret pour moi que les grains de poussière derrière le dernier rayonnage….

Et puis l’âge adulte est arrivé avec son temps qui court et son lot de responsabilités… la responsabilité de transmettre à mes propres enfants ce que Bon-Papa Joseph m’avait offert, pour leur permettre, à leur tour, de découvrir les plaisirs insondables des mots qui deviennent des images…

Comme Juliette Noureddine a réussi à l’illustrer à la perfection dans cette magnifique chanson que je vous laisse découvrir ici : https://youtu.be/HWvA1kXR7gc

En savoir un peu plus sur Domitille – Participer au concours de photos initié par Domitille

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