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Libre comme Lire lance l’opération marques-pages dans les librairies et médiathèques

À partir d’aujourd’hui, pour promouvoir nos associations, nous allons distribuer 50,000 marque-pages dans les librairies et médiathèques.

Nous sommes très fiers de pouvoir enfin lancer notre première opération de communication : la distribution de 50 000 marques-pages dans de nombreuses librairies et médiathèques dans toute la France.

Cette opération a été rendue possible grâce au don que nous avons reçu de Ludovic Dujardin, fondateur de l’application de méditation Petit Bambou.

Avec ces marques-pages, nous espérons pouvoir toucher directement les gens qui lisent et sont sensibles à la cause de la lecture. Grâce au QR code imprimé au verso, ils pourront se rendre facilement sur Librecommelire.fr et choisir à quelle association verser un don ou quelle action financer.

Les dons faits directement à Libre comme lire sont désormais également possibles : ils seront intégralement reversés aux associations qui nous font confiance.

On vous donnera les résultats d’ici quelques semaines. Nous espérons que cette opération soit notre premier succès et permette vraiment de démarrer notre activité.

Et si vous êtes libraire ou médiathèque, n’hésitez pas à vous manifester pour nous proposer de distribuer ces marques-pages.

Bonne journée !

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Du 22 au 28 novembre, c’est la 3ème semaine de l’Édition Jeunesse Accessible !

Bibliothèque mobile Édition Jeunesse Accessible

Comment faire en sorte que tous les enfants de 3 à 12 ans, y compris ceux qui sont porteurs d’un handicap cognitif, sensoriel, intellectuel, comportemental ou neurodéveloppemental, puissent lire eux aussi ? En leur offrant des ouvrages adaptés. Ces ouvrages existent, mais on ne le sait pas assez.

L’enjeu de la semaine de l’Édition Jeunesse Accessible, c’est de faire en sorte que ces ressources soient mieux connues des familles qui en ont besoin, et de tous les professionnels qui peuvent les accompagner.

Dans toute la France, librairies et médiathèques proposent tout un programme d’ateliers, conférences, débats, présentations d’ouvrages adaptés, sensibilisations aux différents handicaps…

C’est l’association Signe de Sens, partenaire de Libre comme Lire, qui est aux manettes. Car depuis quelques années déjà, elle s’est fixée une ambition forte : que toutes les familles qui en ont besoin trouvent à moins de 30 km les livres adaptés qui permettront à leurs enfants de lire, eux aussi.

Vous pouvez retrouver sur Libre comme Lire l’action phare de Signes de Sens pour atteindre cet objectif : le déploiement d’espaces EJA dans les médiathèques. De quoi s’agit-il ? Eh bien, tout simplement de disposer des mini-bibliothèques avec tout un bagage de livres dans des espaces déjà consacrés à la lecture, où tous les enfants peuvent donc se retrouver. Exactement comme celle que vous pouvez voir en photo ci-dessus !

Bonne découverte de l’Édition Jeunesse Accessible !

  • Programme d’animations de la 3è semaine de l’Édition Jeunesse Accessible : à retrouver sur Facebook.
  • 25 novembre : journée professionnelle
    • Matinée ouverte toutes les médiathèques, librairies et éditeurs : inscriptions
    • Après-midi réservée aux médiathèques EJA et éditeurs EJA : inscriptions

Redécouvrez Signe de Sens sur notre site, ainsi que l’action Édition Jeunesse Accessible, que vous pouvez aider à financer.
(Re)lisez le “faire-part” d’arrivée de Signes du Sens sur Libre comme Lire.

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Condamné à lire des livres

Femme en train de lire

C’est une sentence plutôt incroyable, mais pourtant bien vraie, puisqu’un jeune homme, féru de lectures néonazis, et lui même propagateur d’idées suprémacistes, s’est vu condamné à lire des classiques de la littérature anglaise par un juge de la cour de Leicester au Royaume-Uni.

Ben John, un étudiant de 21 ans, semblait plus intéressé par le racisme et la violence que par ses études. Soupçonné de vouloir préparer un attentat – il avait téléchargé sur Internet des instructions pour fabriquer une bombe -, le jeune homme s’adonnait aussi au téléchargement de documents illégaux et racistes. Plus de 70,000 en tout !

“Écrivain” à ses heures perdues, il s’était également fendu d’une lettre contre les homosexuels, les immigrants et les libéraux. Un “charmant” jeune homme, donc, à qui le juge Timothy Johnson a voulu donner une leçon d’humanité en ne le condamnant pas à de la prison, peine à laquelle Ben John aurait normalement eu droit, mais à lire Dickens, Jane Austen ou Shakespeare.

“Vous êtes un individu solitaire avec peu, ou pas vraiment d’amis” lui a expliqué le juge au moment de la sentence. Estimant qu’il était une proie de choix pour des individus plus aguerris et plus dangereux, mais qu’il était encore temps de le sortir de cette voie sans issue, il a donc préféré tourner le jeune homme vers la littérature que vers les quatre murs d’une cellule, pensant que cela lui ferait sans doute beaucoup plus de bien.

Après avoir fait promettre à Ben de ne plus chercher à télécharger du matériel illégal, il lui a demandé s’il avait lu les grands auteurs. Lui a recommandé de commencer par Orgueil et préjugés, mais aussi le Conte de deux cités ou la Nuit des rois.

Ben John devra à nouveau se présenter devant son juge le 4 janvier prochain et lui prouver qu’il aura bien lu ces œuvres. En toute honnêteté, sous peine de voir sa peine se commuer en séjour en prison.

Peut-on rêver d’une plus belle sentence et d’une plus belle justice : redresser le droit par la littérature ! N’est-ce pas là une belle idée ?

Saluons donc ce juge, qui a le mérite de faire confiance aux grands auteurs pour rendre à la paix un esprit sans doute bien trop tourmenté. Et le travail de toutes ces associations qui ouvrent les âmes à la lecture, sans en faire une sanction.

Avec Libre comme Lire, soutenez les associations de promotion de la lecture et de lutte contre l’illettrisme.

Via le Guardian : UK judge orders rightwing extremist to read classic literature or face prison

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“Arrête ! Tu triches le livre !” ou Pourquoi lire à voix haute à de jeunes enfants est une activité exigeante.

À Libre comme Lire, nous défendons l’idée que les adultes qui lisent à voix haute des albums, et notamment à de tout jeunes enfants, doivent être formés. Cela peut paraitre un brin étrange, et on pourrait penser qu’être gentil avec les enfants et savoir lire est suffisant, alors, pourquoi cette exigence de formation ?
Pour vous l’expliquer, en partie du moins, commençons par une anecdote bien réelle, une situation qu’a surprise Dominique, responsable de notre comité de validation…

Elia, quatre ans bientôt, est un lecteur attentif et gourmand. Son oncle bienveillant et disponible voit atterrir sur ses genoux une belle pile d’albums. « Tu me lis ? ». Elmer, Pomelo, Tyranno le terrible et quelques autres sont également convoqués.

La lecture commence, se poursuit, se prolonge… Soudain, une interruption brutale : « Arrête, tu triches le livre ! »

Le tonton pris sur le fait reconnaîtra qu’il vient de passer, peut-être, quelques mots du texte. Au petit indigné, il jura qu’on ne l’y prendrait plus !


Au-delà de l’anecdote, délicieuse, qu’est-ce qui se joue là, pour Élia, son tonton et… la lecture ? 

“Tricher le livre”, un délit assez fréquent

Le tonton est bien gentil ! Il accepte de lire, de relire, un livre, un autre et encore un autre, à son petit neveu qui semble insatiable. Bon, certes, c’est un vilain, il “triche le livre”, mais peut-être a-t-il droit à un peu d’indulgence ? C’est que, sans doute, ça devenait un peu long cette séance de lecture !
Et puis, il n’est pas le seul adulte lecteur à voix haute pour des petits qui “triche le livre” ! Lui a sauté quelques mots, d’autres inventent carrément une histoire chaque fois différente en s’appuyant sur les illustrations, pour éviter de se lasser, d’autres encore croient bien faire en remplaçant un mot qu’ils jugent trop difficile par un autre, plus simple. Et tous “trichent le livre” ! Comment ?
En ne respectant pas scrupuleusement le texte écrit. En outrepassant leurs droits de lecteur et en se substituant à l’auteur. À cet auteur qui, si l’on parle bien de “littérature” de jeunesse – et sans doute plus encore d’album, au texte si rare, – à cet auteur donc, qui a choisi chaque mot, soigneusement. Pour l’écho plus ou moins lointain qu’il suscite avec telle comptine, ou telle formule rituelle, pour sa beauté ou sa trivialité, pour sa sonorité…
Certes, certes, mais nous pourrions avoir affaire à un lecteur-interprète talentueux, autant que l’auteur, à un tonton plein de génie, et où serait alors la perte ?

Permanence du texte et plaisir du lecteur

Eh bien ce que l’on perd à coup sûr, lorsque l’on “triche le livre”, c’est la permanence du texte. Le fait que l’on peut lire vingt fois le même texte, que vingt personnes différentes peuvent lire le même texte, les mots seront toujours les mêmes, dans le même ordre, au même endroit sur la page. Cela ne veut pas dire qu’aujourd’hui je comprendrai le livre de la même façon qu’il y a dix ans, ou que je le comprendrai, moi, comme vous le comprendrez, vous. Non. La permanence du texte ne s’oppose en rien à la liberté du lecteur, à sa tâche, indispensable, de co-construction du livre. Et c’est bien pour cela qu’il faut faire confiance au texte, qu’on n’a pas le droit de changer – cela fait partie du pacte de lecture qu’on accepte dès lors qu’on ouvre le livre – mais qui nous permettra des lectures infinies.
Oui, bon, tricher un peu, jouer avec le pacte, est-ce si grave ? Si Élia est indigné, c’est qu’il a bien compris le principe de la permanence du texte. Quand il met ce livre, qu’il a déjà lu des dizaines de fois, sur les genoux de son oncle, il espère bien réentendre une nouvelle fois cette histoire qu’il connait par coeur, exactement comme il l’attend, exactement comme il la connait déjà. Pour la retrouver. Pour retrouver les émotions qu’il a déjà éprouvées et qu’il a envie de revivre encore. Rire, trembler, s’indigner, avoir peur… juste le temps de la lecture. Jusqu’à ce que le livre se ferme. Et recommencer. Alors si son tonton “triche le livre”, il est déçu ! Voire même il ressent une forme de trahison.

Permanence du texte et apprentissage de la lecture

Et pour les enfants moins grands lecteurs que notre petit Élia, que se passe-t-il quand on “triche le livre” ? Je pense à cette enquête auprès d’enfants de CP qui avaient du mal à entrer dans la lecture (je ne me rappelle plus la source exacte de cette enquête, malheureusement, et je la restitue d’après mes souvenirs). On leur demandait : “Comment fait la maitresse, pour lire ?” Et certains enfants répondaient : “Elle connait par cœur tous les livres.” ou “Elle invente toutes les histoires.”. En fait, ce qui se joue quand un adulte lit à un enfant qui ne sait pas encore lire, c’est la construction d’une pré-conception de l’acte de lire. Et c’est très important, car c’est à partir de ses pré-conceptions que l’enfant va apprendre à lire. Comment orienter efficacement son apprentissage de la lecture si on croit qu’il faut imaginer l’histoire ? ou l’apprendre par coeur ?

De la nécessité de former les lecteurs à voix haute

Ça peut paraitre idiot, mais c’est important de ne pas sauter de mots, de ne pas changer les mots, de regarder le livre quand on lit, pour montrer que c’est là que se trouve le texte, et pas dans la tête du lecteur. Cela veut dire que la façon de lire aux enfants n’est pas indifférente. Que  les petites négligences, ou même les bonnes intentions, peuvent faire naitre des conceptions-obstacles à l’apprentissage de la lecture. Et donc, qu’il est important, quand on lit aux enfants, d’avoir un peu les idées claires sur ce qui se joue, au cours d’une lecture à voix haute –  et nous n’en avons abordé qu’une infime partie, dans cet article qui ne fait que déplier une anecdote. Et donc, il faut former les lecteurs. Car non, savoir lire, être gentil et plein de bonne volonté ne suffisent pas. C’est pourquoi nous sommes très vigilants, à Libre comme Lire, à la formation des bénévoles qui interviennent dans les différentes associations que nous soutenons. C’est un critère très important pour notre comité de validation. Et c’est pourquoi, également, nous tenons à proposer aux donateurs et aux mécènes de financer des actions de formation. 

La formation des lecteurs sur Libre comme Lire

Découvrez en quelques mots comment les associations forment leurs bénévoles
Retrouvez les actions de formation proposées par les associations de Libre comme Lire
Découvrez LEO, une association qui a pour objet principal la formation des lecteurs à voix haute.
Découvrez Libre comme Lire

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La Balade des Livres offre à des femmes d’origine étrangère une bulle pour se ressourcer

Tant de vertus de la lecture ont déjà été mises en avant à travers les associations soutenues par Libre comme Lire… Y en aurait-il d’autres, encore, à souligner ? Eh oui ! Toujours ! Tant il est vrai que la lecture est source de richesses infinies.
Avec La Balade des Livres, association de Rennes qui vient de rejoindre Libre comme Lire, la lecture se présente comme une bulle apaisante dans un temps pour soi.

Que la lecture soit un vecteur d’apprentissage, c’est ce que nous rappelle le travail de Mots et Merveilles, les Clubs Coup de Pouce ou encore les projets d’écriture en milieu scolaire. Que la lecture soit une porte d’accès indispensable à l’autonomie, c’est ce que nous rappellent les associations travaillant pour les personnes handicapées, comme la Bibliothèque sonore ou Signes des Sens. Que le lecture soit un moyen puissant de créer du lien et du partage, c’est ce que nous rappellent les lectures intergénérationnelles de Lire et faire lire, les lectures partagées parents-enfants de maternelles promues par Co-LECTIF, les lectures apportées chez elles aux personnes âgées isolées par Chapitre 2 ou encore le camion-bibliothèque de l’ASET qui va dans les camps spontanés des gens du voyage. Que la lecture soit source de joie, de spectacle, d’émerveillement, de féérie, c’est ce qui sous-tend tous les projets de Perluette… Que de richesses, déjà !

La Balade des Livres nous invite, avec son projet Cuirasse et Dentelle, à apprécier un autre aspect de la lecture : cette capacité qu’a la lecture de nous extraire de nos soucis quotidiens, de la grisaille qui nous environne, de cet ici et maintenant qui peut être rude parfois, pour nous transporter, loin, ailleurs, dans un autre monde, un autre univers, ou même au plus profond de nous, nous connecter à d’autres émotions, nous faire vivre ou retrouver d’autres sensations… Bien sûr cet arrachement n’a qu’un temps, et sortis de la lecture, les soucis peuvent nous assaillir à nouveau, mais pour autant nous ne ressortons pas tout à fait les mêmes de ces petites bulles dans lesquelles nous nous sommes glissés avec un livre. Plus apaisés, revigorés, fortifiés par ces possibilités aperçues, accompagnés par les personnages rencontrés, inspirés par leurs histoires.

C’est cette expérience là, familière aux lecteurs fervents, que La Balade des Livres se propose de faire vivre à douze femmes qui en ont particulièrement besoin. Des femmes primo-arrivantes en situation fragile, qui portent bien des tracas, bien des responsabilités, et qui ont bien besoin d’être accompagnées un peu pour pouvoir se dire qu’elles ont droit de s’arrêter un peu, de penser à elle, d’oublier, de rêver. Qu’elles ont droit à un peu de lecture.

Découvrir La Balade des Livres sur Libre comme Lire – Découvrir le projet Cuirasse et Dentelles de la Balade des Livres
Soutenir Libre comme Lire – Découvrir le projet de Libre comme Lire

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Il y a mille et une façons de donner à lire ! Libre comme Lire soutient l’opération du Secours populaire.

Il y a mille et une façons de donner à lire, et Libre comme Lire vous en présente de très diverses en vous faisant connaitre le travail des associations de promotion de la lecture. Aujourd’hui, nous sommes heureux de relayer l’initiative du Secours populaire qui nous propose, à tous, d’offrir un livre à un enfant.

DU 16 octobre au 20 novembre, les Librairies Indépendantes et le Secours populaire lancent la 6e édition de « Donnez à lire » pour offrir des livres jeunesse aux enfants et adolescents démunis. Le principe est très simple : vous vous achetez un livre jeunesse que vous confiez à votre libraire qui le remettra au Secours populaire qui l’offrira à un enfant suivi par l’association ou un adolescent qui n’en a pas ou trop peu.

En 2020, et malgré un contexte particulièrement difficile, 15 000 livres avaient été ainsi collectés par 400 librairies, puis offerts à des enfants accompagnés par le Secours populaire.

Une bonne raison d’aller faire un tour chez son libraire indépendant préféré !

Retrouver l’opération Donnez à lire du Secours populaire
Découvrir d’autres façons de donner à lire, avec Libre comme Lire

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Bénévoles et compétents !

Une formation assurée par LEO

Comment agissent concrètement les associations qui œuvrent quotidiennement pour que tous aient accès à la lecture ? Régulièrement, Libre comme Lire vous propose un “focus sur” une thématique.

Ce mois-ci, focus sur la formation des bénévoles des associations. Parce que ce n’est pas parce qu’on est bénévole et qu’on donne gratuitement de son temps qu’on ne doit pas être hautement compétent ! Découvrez comment les associations s’y prennent pour garantir des accompagnements de qualité.

Chez Mots et Merveilles, les bénévoles qui s’engagent à accompagner des adultes illettrés dans le réapprentissage de la lecture sont bien accompagnés ! Dès leur arrivée, ils reçoivent un Kit du bénévole, avec plein d’informations pratiques, un catalogue de formations et même de quoi enregistrer les compétences qu’ils acquièrent par leur engagement. Une bibliothèque pédagogique est à leur disposition, et des formations sont régulièrement organisées.

Les bénévoles séniors de Lire et Faire lire 31, qui offrent des lectures intergénérationnelles aux enfants, eux aussi sont formés. À leur arrivée dans l’association, bien sûr, mais aussi régulièrement, à travers des sessions de formation continue pour approfondir, découvrir des nouveautés, des auteurs, échanger sur leurs pratiques.

Pour ce faire, ils sont parfois accompagnés par l’association LEO, la nouvelle recrue de Libre comme Lire ! LEO, Littérature et Enfance en Occitanie, a pour objet la recherche, l’information et la formation en littérature de jeunesse. La formation, c’est donc son activité principale ! Ainsi, pour accompagner les adultes médiateurs de littérature auprès des enfants, LEO a mis en place un site d’informations accessibles pour un public non spécialiste, et propose des rencontres d’auteurs, d’illustrateurs et d’éditeurs. Un trésor de ressources et d’accompagnement dont bénéficient les associations d’Occitanie !

Dans le Nord aussi, on se forme sans cesse à la littérature de jeunesse et à la lecture à voix haute. Et notamment grâce à Lis avec Moi, pionnière en la matière et spécialiste reconnue, souvent sollicitée pour former les personnels des médiathèques, par exemple, et qui offre à ses bénévoles des formations de très haute qualité, des comités de lecture…

Et ce n’est qu’un aperçu de cet aspect très important du travail des associations de lecture que représente la formation de leurs bénévoles. Parce que bien souvent, l’activité de ces associations repose en grande partie sur l’engagement des bénévoles, et que cela n’a de sens que si cet engagement est synonyme d’exigence et de qualité.
Vous le savez, Libre comme Lire ne présente que des associations sélectionnées par un comité de validation. Dans l’examen minutieux des dossiers de candidatures qui lui sont soumis, la formation des bénévoles est un critère essentiel.

Et c’est tellement important, que mon petit doigt me dit que nous aurons l’occasion de vous en reparler très vite…

Financer la formation des bénévoles de Mots et Merveilles avec : le kit du bénévole, Pédagogie-K, les journées de formation.
Financer la formation des bénévoles de Lire et faire lire 31
Financer les formations proposées par LEO
Soutenir l’action de Lis avec Moi

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De l’autre côté de la fenêtre

Une petite pastille de bonheur vécue la semaine dernière, que j’ai eu envie de partager avec vous, passionnés de lecture et soutiens de Libre comme Lire.

Voici, donc, la première Petite histoire de livres et de lectures… D’autres suivront, nous l’espérons, au gré des petits bonheurs vécus par les uns et les autres.

Delphine, présidente de Libre comme Lire

C’est la sempiternelle question des lecteurs compulsifs et amateurs boulimiques de livres, sortis une nouvelle fois les bras chargés de cette librairie où ils n’étaient entrés que pour faire un tour : « Où je vais les mettre, maintenant ? ». Et comme la fugace petite pointe de culpabilité n’a en rien étouffé la satisfaction de se sentir mieux entouré, encore, après l’acquisition de ces nouveaux livres, la question se reposera souvent…
Alors, où les mettre, maintenant ? L’étagère du salon n’a pas longtemps fait illusion, le couloir est rétréci par sa double tapisserie d’ouvrages, sur les dessus de cheminée cela fait belle lurette que les volumes ont remplacé les bonbonnières… Pendant quelques temps, l’appui de fenêtre du salon a semblé offrir une solution. 
Et puis un jour, il faut faire des travaux, déménager. Les enfants sont partis, la grande maison est trop grande, il faut partir, ce sera plus petit, forcément. 

Alors, que faire de tous ces livres ? 
La solution qu’a trouvée ma voisine est toute simple et merveilleuse : elle les fait passer de l’autre côté de la fenêtre. Sur l’appui de fenêtre, côté rue. 

Et c’est incroyable ce que cela produit ! Dans cette rue toute triste, artère passante de la-ville-la-plus-pauvre-de-France, en cet automne grisâtre du Nord, et caetera et caetera… on voit s’arrêter un étudiant de retour de la fac, puis un jeune couple main dans la main, et puis cet homme à trottinette. Ils s’arrêtent, regardent les livres, les reposent, en choisissent un, ou deux, repartent. J’y vais moi aussi. Ça alors, l’homme à la trottinette, c’est une vieille connaissance ! Un artiste plasticien médiateur au musée La Piscine, vous savez, cet incroyable musée dont le bassin et la verrière en soleil font régulièrement la une des magazines… Un homme d’une générosité et d’une inventivité formidables, qui a embarqué dans des ateliers débordant de créativité des générations d’enfants, dont les miens… Bref on papote, on rigole, et la voisine sort. On est bien, là, tout à coup, dans cette rue toute tris… ah ben non, voilà un rayon de soleil ! La voisine nous raconte l’histoire des livres qu’elle a déposés, ceux qu’elle tient de sa mère, son goût pour les romans historiques, cette improbable encyclopédie d’architecture qui l’a tant fait rêver. Et puis ses enfants qui grandissent et qui partent, la vie qui passe. 
Et quand avez-vous commencé à déposer ces livres à la fenêtre ? Il y a une demi-heure ! Une demi-heure et la moitié est partie, déjà – mais bien d’autres suivront. Une demi-heure et déjà toutes ces histoires échangées, là, sur ce bout de trottoir, et toutes celles qui seront partagées à distance, le soir, quand l’étudiant qui laissera pour un moment ses cours de fac, le jeune couple peau contre peau, l’homme qui aura déposé sa trottinette ouvriront le livre qu’ils ont choisi.
Et basculeront, de l’autre côté de la fenêtre.

Découvrir le travail de Julien Ravelomanantsoa, l’homme à la trottinette
Découvrir Libre comme Lire

Vous avez des livres à donner, mais pas d’appui de fenêtre ? Vous habitez dans la région d’Orléans ? Confiez vos livres à Chapitre 2, cette association leur donnera la seconde vie la plus riche possible !

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Faire en sorte que tous aient accès à la lecture, c’est aussi tenir compte de toutes les formes de handicap



… et c’est ce que fait Signes des Sens, la nouvelle association que Libre comme Lire est très heureuse d’accueillir et de vous faire découvrir cette semaine.

Signes de sens veut rendre la société plus accessible aux personnes en situation de handicap. Et bien sûr, cela passe, entre autres, par leur rendre la lecture accessible. Et si les handicaps – autisme, déficit intellectuel, surdité, cécité, troubles dys – sont variés, les possibilités d’adaptation des livres aussi, et il existe de plus en plus de livres à toucher, à écouter, aux polices spécialement étudiées, au texte facile à lire et facile à comprendre… et bien d’autres encore !

Signes des Sens fait connaitre cette édition spécifique, contribue à la déployer dans tous les lieux de lecture, librairies et bibliothèques, et accompagne les médiathèques dans l’installation d’espaces spécifiques, dotés de livres adaptés.

Pour que, malgré le handicap, chaque enfant puisse être libre de lire, et que, pour chaque enfant porteur de handicap aussi, lire rende libre.

Découvrir Signes de Sens sur Libre comme Lire – Découvrir le projet Espaces Édition Jeunesse Accessible porté par Signes de Sens –
Soutenir Libre comme Lire – Découvrir le projet de Libre comme Lire

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Concours de l’été #monlivrepartenvacances – La photo gagnante !

Photo gagnante concours

Nous avons le plaisir de vous présenter la photo gagnante du concours de l’été organisé par Libre comme lire #monlivrepartenvacances !

Pour rappel, le but du concours était, durant tout l’été, de poster sur les réseaux sociaux une photo de la mise en scène d’un livre en nommant @librecommelire et #monlivrepartenvacances. Le ou la gagnante recevrait une enveloppe dotation de 500 € à utiliser sur le site de l’association Libre comme lire au profit d’une de nos associations partenaires. Merci à tous les participants et participantes qui nous ont joué avec nous tout l’été !

Voici donc la photo qui a reçu le plus de suffrages de la part des membres actifs de l’association Libre comme lire :

Photo gagnante concours
Photographie gagnante du concours de l’été #monlivrepartenvacances

Et ce n’est pas un, ni deux mais 3 gagnants qui se sont unis pour réaliser la photo qui a reçu le plus de votes et qui ont pu choisir l’association qui bénéficierait de la dotation.

Sylvie, Eduardo et Diab-Adams ont choisi de nous proposer cette photo qu’ils ont prise durant leurs vacances en Albanie et en Macédoine du Nord.
Après l’annonce des résultats, nous leur avons demandé de choisir l’association qui bénéficierait de la dotation de 500€ et leur choix s’est porté sur l’association Mots & Merveilles !

Ils nous ont expliqué que le choix avait été difficile car “toutes les associations partenaires de Libre comme lire proposent de superbes projets” et que finalement leur choix s’est fait à la lumière de l’anecdote que Sylvie nous confie ci-dessous :

« Pendant les vacances nous sommes partis, Diab, Eduardo et moi, en Albanie et en Macédoine du Nord. En Macédoine du Nord, l’alphabet est l’alphabet cyrillique. Nous nous sommes donc retrouvés dans un pays dont nous ne pouvions pas lire l’alphabet et dont nous ne comprenions pas la langue, ne parlant pas macédonien. Nous nous sommes, par exemple, retrouvés un certain nombre de fois un peu embêtés, notamment pour s’orienter à cause d’adresses que nous n’arrivions pas à déchiffrer et donc à trouver car nous ne comprenions pas l’alphabet ! C’est pour cela que notre choix s’est arrêté sur Mots & Merveilles par rapport aux actions qu’ils mènent pour leur public !”

Logo Association Mots et Merveilles


L’association Mots & Merveilles, «lutte contre l’illettrisme, prévention et remédiation», propose l’accompagnement, la formation et le suivi des publics jeunes ou adultes les plus éloignés du monde de l’écrit et de la lecture.

Bravo et merci à nos gagnants et félicitations à Mots & Merveilles !