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4000€ de dons pour lire aux seniors en Ehpad

Élèves du Collège Anne Franck à Lambersart - Photo La Voix du Nord

En manque de bonnes nouvelles ? Les élèves du collège Anne Frank de Lambersart(59) ont récolté plus de 4000€ pour aider l’association Lis avec Moi à multiplier ses lectures en EHPAD. Ça fait plaisir, non ?

Delphine Sauvage, avec toute l’équipe de Libre comme Lire, s’est appuyée sur sa double casquette de présidente et de professeur de Lettres en collège pour imaginer et mettre en œuvre, dans son établissement d’exercice d’abord, une opération de sensibilisation et d’engagement des élèves au profit du partage de la lecture. Sensibilisation des élèves, choix d’une action à soutenir, vente de cases de tombola et finalement, jeudi dernier un chèque de 4119€ a été remis à Isabelle Sagnet, directrice de Lis avec Moi. C’est depuis sa position d’initiatrice et d’observatrice privilégiée que Delphine nous parle de cette aventure et des enseignements qu’elle en tire.

Lire le récit de Delphine sur l’opération

Mettre en place une opération similaire dans un établissement scolaire

Le récit de Delphine Sauvage, Présidente de Libre comme Lire

Delphine Sauvage, Présidence de Libre comme Lire

«Les profs ont à cœur de transmettre des valeurs»

Embarquer tout un collège dans une opération de solidarité, avec tout ce que ça suppose de gestion, d’organisation, de travail supplémentaire, dans un contexte de crise sanitaire, avec son lot de fatigue et de désorganisation, et en plus au profit d’une cause – la lecture –  qui parait si peu évidente ou urgente… beaucoup n’y croyaient pas ! 

Et pourtant, il n’a pas été difficile de convaincre la principale, puis tous les collègues, de se lancer dans l’aventure. Et dans chacune des deux-neuf classes du collège un enseignant a mené une réflexion sur les enjeux de la lecture, et s’est colleté le travail fastidieux de gestion des planches de tombola… avec le sourire !

Parce que – cette aventure le montre une fois de plus – les enseignants ont des valeurs, et que pour les transmettre, ils sont prêts à bien des efforts !

«L’exercice citoyen passionne les élèves»

Pour choisir l’action que le collège allait soutenir, le Conseiller Principal d’Éducation et moi avons fait appel aux délégués du Conseil de Vie Collégienne. Une quinzaine d’élèves, réunis trois heures pour découvrir le principe des Grandes Causes Nationales, réfléchir aux enjeux de la lecture et découvrir l’empêchement de lire mais aussi, dans le même temps, le travail des associations qui le combattent. Trois heures pendant lesquelles les élèves ont réfléchi, débattu, tranché et cherché à convaincre leurs camarades des autres classes par l’intermédiaire de petites vidéos. L’occasion de quelques belles expériences citoyennes aussi.

«Qui, d’après vous, sont, aujourd’hui en France, les personnes qui n’ont pas accès à la lecture ? Les élèves avaient pensé à presque tous les empêchés de lire, mais pas aux personnes très âgées…»

Ainsi, quand je leur avais demandé « Qui, d’après vous, sont, aujourd’hui en France, les personnes qui n’ont pas accès à la lecture ? », les élèves avaient pensé à presque tous les empêchés de lire, mais pas aux personnes très âgées… et c’est justement la lecture en EHPAD qu’ils ont voulu finalement défendre. J’y vois une preuve de grande ouverture d’esprit, d’une réelle prise de conscience.

Pour autant, certains élèves auraient préféré soutenir un travail en direction des personnes d’origine étrangère, ou malentendantes. Il a fallu débattre, avancer des arguments, écouter ceux des autres, et finalement non seulement accepter la décision collective, mais encore la porter, quand bien même elle ne correspondait pas à son propre choix. Et je dois dire que j’ai été particulièrement satisfaite de voir Timothée, un de mes élèves, qui avait ardemment défendu une autre association, assister avec enthousiasme à la cérémonie de remise de chèque à Lis avec Moi.

L’intelligence, la générosité, le sens du bien commun des élèves en remontreraient à plus d’un !

«Le rapport à la lecture mérite d’être réinterrogé à l’école, et peut-être réenchanté»

Dans chaque classe, on a discuté des bienfaits de la lecture, des obstacles qui naissent de sa non-maitrise, de ce à côté de quoi on passe quand on n’y a pas accès. C’était vraiment intéressant.

La lecture, à l’école, est partout. C’est quelque chose qui est là, qui va de soi, qu’on n’interroge même plus. Une sorte de fausse évidence. Il faut lire. On lit. C’est comme ça. La lecture à l’école est un objet de travail, de maitrise technique. C’est aussi un support d’apprentissage, dans toutes les disciplines. Un passage obligé, parfois synonyme de corvée ou de difficulté. En rappelant que tout le monde n’a pas accès à la lecture, on en refait une ressource précieuse, une chance.

«Travailler avec une association apporte un souffle nouveau»

Bien entendu, l’association Lis avec Moi a tenu à participer à ce travail sur la lecture dans notre collège, et Anne-Sophie Rouanet, lectrice-formatrice, a accompagné des élèves de sixième un peu fragiles en lecture, ainsi que des élèves du Conseil de Vie Collégienne volontaires, à la préparation puis la lecture de textes à des résidents de l’EHPAD voisin. Une très belle expérience (citée dans la Voix du Nord, le grand quotidien des Hauts de France), exigeante, mais riche d’échanges, de fierté, qui va se poursuivre l’an prochain puisque toutes les parties prenantes, collège, EHPAD, association, en redemandent !

«La lecture, un trésor à partager»

Finalement, ce que nous avons expérimenté, avec ce premier collège, c’est bien que la lecture est un trésor. Un trésor qui nous a grandis et qu’on a eu plaisir à partager. Au sein de notre collège, avec les personnes âgées voisines, avec Lis avec Moi.

Un trésor que nous vous invitons à votre tour à faire redécouvrir à vos élèves, dans vos établissements (découvrez comment), avec d’autres associations et d’autres publics bénéficiaires. Pour toujours plus de partage. Et, bientôt, d’autres bonnes nouvelles !

En savoir plus sur l’opération Trésor à partager

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Lire aux bébés en PMI

Homme en train de lire à un bébé

3 Questions à Maureen Vasseur de l’association Lis avec Moi

Lire aux bébés peut paraître surprenant à première vue, car l’on pourrait se demander si les bébés comprennent ou peuvent réagir à la lecture. Pourtant, c’est bien le cas. Et c’est la mission que s’est donnée Maureen Vasseur, lectrice de l’association de lecture Lis avec Moi, située à Lille. Découvrez, dans cette interview de Yann Gourvenec de Visionary Marketing, l’action de Maureen et quels bénéfices elle apporte aux bébés et à leurs parents dans le cadre des PMI (Protection Maternelle Infantile).

Maureen Vasseur, lectrice chez Lis avec Moi, nous explique à quoi sert la lecture aux bébés dans le cadre des PMI

Retrouvez les épisodes passés en suivant les liens.

jeudi 31/03 : Les Enfants tsiganes vivant sur des terrains spontanés – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 07/04 : Le Camion-bibliothèque de l’ASET – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 14/04 : L’illettrisme – 3 questions à Béranger Basseur, correspondant régional de l’ANLCI pour les Hauts de France

jeudi 21/04 : Réapprendre à lire quand on est adulte – 3 questions à Caroll Weiddich, directrice de Mots et Merveilles

jeudi 28/04 : L’EJA, Édition Jeunesse Accessible – 3 questions à Sébastien Sellier, directeur du développement de Signes de Sens

jeudi 05/05 : Les bébés et la lecture – 3 questions à J. Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

jeudi 12/05 : Lire en PMI  – 3 questions à Maureen Vasseur, lectrice-formatrice pour Lis avec moi/La sauvegarde du Nord

jeudi 19/05 : Les personnes allophones – 3 questions à Luce Guillerm de LA CLÉ

jeudi 26/05 : Apprendre à lire le français quand on vient de l’étranger – 3 questions à Luce Guillerm, de LA CLÉ

jeudi 02/06 : La Bibliothèque sonore et ses audio-lecteurs – 3 questions à Irène Lautier, responsable de la formation des Donneurs de Voix à la Bibliothèque sonore de Lille

jeudi 09/06 : Les personnes âgées et la lecture – 3 questions à Juliette Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

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Donner des livres aux enfants défavorisés : pour quoi faire ?

Jacques Hervaut de Co-lectif et des enfants en pleine distribution de livres

Une matinée en maternelle avec co-LECTIF

Un reportage de Florence Denieul

Pourquoi donner des livres aux enfants ? J’ai suivi Jacques Hervault, de l’association co-LECTIF, dans sa distribution hebdomadaire de livres aux enfants de l’école maternelle Emile Pajot de Pontault-Combault. Je vous raconte cette matinée qui m’a laissé un vrai goût de reviens-y.

“Merci Jacques !”

Tiago, Abigaël, Evy et leurs amis sont les « moyens » et les « grands » de leur classe. Lorsqu’ils nous aperçoivent, Jacques et moi, ce mardi matin, certains poussent un petit « oh » inquiet suivi de « Je crois que j’ai oublié mon sac à la maison ». Mais tous les petits sacs jaunes sont bien là. Les parents, à défaut des enfants, n’ont, eux, pas oublié.

Nous vidons les sacs et installons les livres qu’ils contiennent sur la table. Nous sommes prêts. Jacques appelle les enfants par groupes de quatre. Ils nous rejoignent spontanément, avec entrain mais sans bousculade. Le rendez-vous est devenu une habitude et les consignes sont bien intégrées.

Il y a quand même un brin de curiosité supplémentaire dans leurs yeux, dû à ma présence. Je redis bonjour à chacun et chacune, nos regards se croisent un peu intimidés… Et puis très vite ce sont les livres qui captent l’attention.

Nos regards se croisent un peu intimidés… Et puis très vite ce sont les livres qui captent l’attention.

Au moment du choix, la personnalité de chaque enfant s’exprime déjà pleinement. Certains regardent toutes les couvertures avant de se décider. D’autres se laissent porter par leur intuition. Plusieurs choisissent spontanément des livres qu’ils ont déjà rapportés à la maison plusieurs fois. Sans doute ont-ils tissé un lien particulier avec l’histoire qui leur a été racontée. Jacques leur rappelle gentiment la règle « pas plus de deux fois le même livre » et les invite à de nouvelles découvertes.

C’est l’occasion pour moi de leur demander s’ils ont aimé le livre, s’ils ont aimé sa lecture par leurs parents. À chaque fois bien sûr, la réponse est oui et les yeux des enfants me parlent de la douceur d’un moment partagé.

« Merci Jacques ! » Et déjà, les voilà repartis jouer ou écrire avec Madame Artige la date du jour. Notre intervention est discrète et rapide car c’est à la maison que doit se nouer la discussion.

Jacques Hervaut de Co-lectif, préparant ses livres avant de rencontrer les enfants
Jacques Hervaut de Co-lectif, préparant ses livres avant de rencontrer les enfants

Une invitation à la lecture en famille

Jacques m’invite à poursuivre l’échange chez lui pour découvrir l’autre versant de son action : l’accompagnement des familles. C’est un travail de fond qui s’appuie sur un contact régulier avec les parents : sensibilisation aux bienfaits de la lecture partagée en début d’année, conseils écrits pour rendre la lecture plaisante, courts messages mail de recommandations, bilan téléphonique individuel à mi-parcours.

Nous évoquons l’objectif essentiel du projet : créer un moment récurrent de partage au sein de la famille en misant sur le lien et le jeu, pour faire naître le plaisir de lire. Les parents qui ont des difficultés avec la lecture et/ou la langue française sont pleinement intégrés à la démarche : ils sont encouragés à s’appuyer sur les images pour inventer une histoire dans leur propre langue ou à progresser pas à pas avec leur enfant.

Nous parlons aussi des premiers résultats observés. Les maîtresses notent que les enfants mentionnent facilement les titres des livres qu’ils ont emportés chez eux et que lorsque l’un de ces livres est lu en classe, l’intérêt de tous les élèves est relancé. Les parents rapportent que les enfants sont souvent impatients de lire leur nouvelle histoire et que le fait d’avoir un nouveau livre à la maison chaque semaine crée une dynamique de lecture jusque dans la fratrie.

Pour Jacques, cela signifie que le pari est gagné : le goût de la lecture en famille s’est installé. Il se transformera progressivement en habitude qui apportera plus de facilités d’apprentissage aux enfants lors du passage à l’école élémentaire. C’est ce qu’a prouvé une étude de Carlo Barone(1), chercheur à Sciences-Po, que Jacques a découverte par hasard et sur laquelle il s’est appuyé pour monter son projet.

Les livres apportés par Jacques Hervaut aux enfants.
Les livres apportés par Jacques Hervaut aux enfants.

Réduire les inégalités dans l’acquisition des savoirs

Carlo Barone a suivi 1800 enfants dans 45 classes REP et REP+ des 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris. Il a imaginé ce dispositif d’encouragement de la lecture partagée et validé son impact dans la réduction des inégalités de développement des compétences langagières, indispensables au développement cognitif et à la réussite scolaire.

Il a mis en évidence une réduction de 42% des inégalités de développement langagier lorsque les familles les moins scolarisées lisent régulièrement avec leurs enfants.

Carlo Barone, chercheur à Sciences-Po, a mis en évidence une réduction de 42% des inégalités de développement langagier lorsque les familles les moins scolarisées lisent régulièrement avec leurs enfants.

Augmenter la quantité de livres pour enfants et la qualité des interactions autour de ces livres dans les milieux les plus éloignés de la lecture constitue un puissant levier pour réduire à terme les inégalités de réussite scolaire.

Libre comme Lire souhaite donc que co-LECTIF puisse intégrer plus d’enfants de Pontault-Combault dans cette dynamique. Plusieurs pistes sont à l’étude :

  • fournir également des livres aux élèves de petite section de l’école Emile Pajot, qui sont demandeurs,
  • élargir l’initiative à l’école maternelle Pablo Neruda, qui redirige ses élèves vers l’élémentaire d’Emile Pajot.
Article par Florence Denieul


(1) La lecture partagée : un levier pour réduire les inégalités scolaires ? L’évaluation par expérimentation aléatoire d’un dispositif dans des écoles maternelles

Carlo Barone, Denis Fougère, Clément Pin

LIEPP Policy Brief – Sept-2019

https://spire.sciencespo.fr/notice/2441/ml2r54pbl83jbcgjsnppubc6u#_ga=2.118104137.194515124.1651749930-951281763.1651749930

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Les personnes âgées et la lecture : 3 questions à Juliette Campagne, fondatrice de Lis avec Moi

“3 questions à…” : la première série de vidéos de Libre comme Lire

Retrouvez toutes les semaines une courte interview d’un membre d’une de nos associations partenaires.

L’objectif, bien sûr, est de vous faire découvrir, de la bouche de leurs créateurs ou animateurs, le travail de ces associations, afin de mieux comprendre à quel public elles s’adressent , comment elles travaillent sur le terrain, pourquoi elles le font, et avec quels résultats…

Mais il s’agit aussi de profiter de leur expertise et de leur expérience pour interroger des idées reçues, questionner des fausses évidences, ouvrir de nouveaux points de vue sur des questions plus générales, toujours liées à la lecture. Quel intérêt de lire à des bébés ? Apprendre à lire le français, pour un étranger, est-il particulièrement difficile ? Quelle différence entre illettrisme et analphabétisme ? Et bien d’autres encore…

Cette nouvelle proposition est rendue possible par l’engagement et la curiosité de Yann Gourvennec , dirigeant de la société Visionary Marketing, un des sponsors de Libre comme Lire. Merci à lui !

Et voici le programme !

Retrouvez les épisodes passés en suivant les liens.

jeudi 31/03 : Les Enfants tsiganes vivant sur des terrains spontanés – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 07/04 : Le Camion-bibliothèque de l’ASET – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 14/04 : L’illettrisme – 3 questions à Béranger Basseur, correspondant régional de l’ANLCI pour les Hauts de France

jeudi 21/04 : Réapprendre à lire quand on est adulte – 3 questions à Caroll Weiddich, directrice de Mots et Merveilles

jeudi 28/04 : L’EJA, Édition Jeunesse Accessible – 3 questions à Sébastien Sellier, directeur du développement de Signes de Sens

jeudi 05/05 : Les bébés et la lecture – 3 questions à J. Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

jeudi 12/05 : Lire en PMI  – 3 questions à Maureen Vasseur, lectrice-formatrice pour Lis avec moi/La sauvegarde du Nord

jeudi 19/05 : Les personnes allophones – 3 questions à Luce Guillerm de LA CLÉ

jeudi 26/05 : Apprendre à lire le français quand on vient de l’étranger – 3 questions à Luce Guillerm, de LA CLÉ

jeudi 02/06 : La Bibliothèque sonore et ses audio-lecteurs – 3 questions à Irène Lautier, responsable de la formation des Donneurs de Voix à la Bibliothèque sonore de Lille

jeudi 09/06 : Les personnes âgées et la lecture – 3 questions à Juliette Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

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Livres du 1er mai : découvrez notre sélection

Le secrétaire général du Parti Communiste Français (PCF), Maurice Thorez, prononce un discours lors de la manifestation du 01 mai 1947 place de la concorde à Paris. © STF / AFP/Archives

Déjà le mois de mai ! Le 1er mai, comme tout un chacun sait, est l’occasion de célébrer la fête du travail. Mais c’est aussi un jour plein de charme que l’on passera en famille à se promener dans la forêt ou pourquoi pas, si la pluie nous empêche de sortir, de s’assoir tranquillement dans un fauteuil et de lire. Vous trouverez ici notre sélection de livres du 1er mai, mais aussi, car nous n’avons pas chômé, une sélection de manifestations dans toute la France autour du livre.

Les livres qui parlent du 1er mai

Le 1er mai, par Miguel Rodriguez

Le 1er mai, par Miguel Rodriguez

Loin d’une histoire sèchement politique, voici une histoire symbolique : affiches, discours, chansons, récits et archives rendent sensibles la signification de la date et les formes de la fête, la portée des gestes et des mots, la mise en scène des cortèges et de l’espace, le langage des…


Histoire du 1er mai par Maurice Dommanget

Histoire du 1er mai, par Maurice Demanget

Seul ouvrage majeur réalisé en langue française par un témoin contemporain, L’Histoire du Premier Mai développe une réflexion sur les luttes sociopolitiques qui ont amené cette date à être la journée internationale des travailleurs à partir de 1889, puis la fête du travail, jour chômé. Cet important travail de recherche montre les heures glorieuses ou sombres de ces manifestations, déroulant tout un pan de l’histoire sociale du xxe siècle, jusqu’aux années soixante-dix.


La véridique histoire du 1er mai par Justhom

La véridique histoire du 1er mai, de Justhom

Depuis déjà plusieurs décennies, le 1er mai est vécu comme un simple jour férié (on ne bosse pas, on est payé et on peut aller à la plage), l’occasion de la fête du travail. Il n’en fut pas toujours ainsi.

1er mai 1886, rassemblement à l’usine Mac Cornick de Chicago demandant la journée de 8 heures.

4 mai 1886, à Haymarket, grosse manifestation réclamant la journée de 8 heures.

Une bombe explose, tuant plusieurs policiers. 8 anarchistes sont arrêtés. 4 seront pendus. Tous seront réhabilités en 1893. Pendant des décennies, partout dans le monde, le 1er mai sera une journée de lutte pour l’obtention de la journée de 8 heures. Ce livre nous raconte la véritable histoire du 1er mai, un moment important de la lutte des exploités contre le capitalisme.


La Corrida du 1er mai par Jean Cocteau

La Corrida du 1er mai, par Jean Cocteau

Picasso, Manolete, Lorca, l’esprit flamenco et le fleuve gitan, autant de composantes du génie espagnol que Cocteau, touriste visionnaire prompt à découvrir la vérité poétique des paysages et des peuples, brasse comme les gemmes d’un éblouissant kaléidoscope…


La Fusillade de Fourmies

La fusillade de Fourmies – 1er Mai 1891, par Claude Willard

Le silence sur la répression sanglante de Fourmies en 1891 est caractéristique de la place donnée à la classe ouvrière de France dans les livres d’Histoire.
Ce livre de Claude Willard , dont la première édition date de 1957, retrace ce drame local de Fourmies, centre lainier important du département du Nord où filatures et tissages drainent en cette fin du XIXe siècle plus de dix mille ouvriers, hommes et femmes.
Au matin du 1er mai 1891, deux compagnies d’infanterie sont là depuis la veille, appelées par le préfet.
La suite est relatée dans ce livre : le massacre, la fusillade demandée par un patronat de combat, événements dont Claude Willard campa remarquablement le contexte, les lieux, les acteurs.


L'Anarchie au prétoire, par Claude Rétat

L’anarchie au prétoire: Vienne, 1er mai 1890. Une insurrection et ses juges, par Claude Rétat

La première célébration, en 1890, du 1er mai en France eut lieu sous haute surveillance policière. Une petite ville échappe : à Vienne, en Isère, surgit le spectre de l’anarchie, de la « foule » hors contrôle, hommes, femmes, enfants… La grève éclate, le maire est malmené, le commissaire «?abîmé?», une fabrique de drap pillée. Un mot flamboie?: «?Prenez, c’est à vous?!?»
L’avant-veille, deux orateurs de renom étaient venus chauffer les esprits?: Louise Michel et Alexandre Tennevin, un cogneur.
Claude Rétat accompagne cet essai d’un dossier de textes & témoignages (brochure des anarchistes sur le procès de 1890, presse, dossier judiciaire et autres archives, parmi lesquelles les rapports de police sur les conférences de Louise Michel) et d’une riche iconographie.


La Bombe, par Franck Harris

La Bombe par Frank Harris

Chicago, Haymarket Square, 4 mai 1886 : alors que s’achève un meeting politique réunissant des centaines d’ouvriers, la police lance un assaut brutal pour disperser la foule. Soudain, une bombe explose, tuant huit policiers et en blessant plusieurs dizaines d’autres. Cet événement à l’immense retentissement, Rudolph Schnaubelt en est le témoin privilégié. Fraîchement débarqué d’Allemagne, ce jeune homme cultivé, sans le sou mais décidé à conquérir l’Amérique, fait rapidement l’apprentissage d’une réalité qui lui glace le sang : de New York à Chicago, il découvre la tragique condition des ouvriers, surtout quand ils sont, comme lui, étrangers.

Mais comment se dresser face aux injustices dans cette société conservatrice avide de profits où la presse est aux ordres et la répression policière, sanglante ? Tiraillé entre son engagement pour la cause ouvrière aux côtés de Louis Lingg, un militant anarchiste charismatique, et sa passion pour la belle Elsie, Rudolph va faire un choix qui changera à jamais le cours de sa vie et celui de l’Histoire.


Et si cette sélection ne vous suffit pas, la librairie Les lisières, à Croix (59), vous propose celle-ci : https://www.leslisieres.com/dossiers/lectures-du-1er-mai-romans-bd-essais-pour-s-interroger-sur-le-monde-du-travail-d-hier-et-d-aujourd-hui/

Évènement livres du 1er mai

De nombreuses manifestations autour du livre ont également lieu ce dimanche 1er mai 2022. Nous en avons notées quelques unes à travers la presse régionale. Découvrez-les !

> Une Fête du livre et des arts pour le 1er mai à Rivière sur Tarn (12) : https://www.midilibre.fr/2022/04/28/une-fete-du-livre-et-des-arts-pour-le-1er-mai-10263407.php

> 21e Salon du livre d’Arras (62) : https://journal.ccas.fr/21e-salon-du-livre-darras-vers-dautres-chemins/

Guillaume Meurice, Agnès Martin-Lugand… à Quiberon(56), 60 auteurs à la 8e édition de la Fête du livre : https://www.ouest-france.fr/culture/fete-du-livre-a-quiberon-ce-petit-salon-qui-attire-les-grands-noms-1b63d19c-c6f9-11ec-85c7-ebe232218271

> Salon du livre d’éco solidaire à Vexin sur Epte (27) : https://actu.fr/normandie/vexin-sur-epte_27213/eure-un-salon-du-livre-d-ecos-solidaire-au-profit-des-personnes-demunies_50542363.html

> Fête du livre en Anjou à Saint-Denis d’Anjou (72) : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sable-sur-sarthe-72300/saint-denis-d-anjou-le-livre-sera-en-fete-le-1er-mai-6a2040ea-b105-11ec-9e99-36695c34ef7c

> Lion-sur-Mer(14). Le salon du livre ancien de retour à la salle Trianon pour une 25e édition : https://www.ouest-france.fr/normandie/lion-sur-mer-14780/lion-sur-mer-le-salon-du-livre-ancien-de-retour-a-la-salle-trianon-pour-une-25e-edition-b43dae6c-c47c-11ec-b524-f27494743df3

> Revin : une vente de livres pour aider Amnesty International : https://www.lardennais.fr/id365669/article/2022-04-27/revin-des-livres-pour-aider-amnesty-international

> À Audierne (29), Art’Ria organise son premier salon des livres d’artistes : https://www.letelegramme.fr/finistere/audierne/a-audierne-art-ria-organise-son-premier-salon-des-livres-d-artistes-26-04-2022-13002109.php

> Le Conquet (29). Une 15e édition de « La Mer en livres » : https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-conquet-29217/une-15e-edition-de-la-mer-en-livres-c5b6d232-bc83-11ec-85ab-9e04716fb966

Hautefage-la-Tour (47). Cinéma et Salon du livre et des arts : https://www.ladepeche.fr/2022/04/16/cinema-et-salon-du-livre-et-des-arts-10239933.php

> Rencontres littéraires avec l’association Livre et Partage à Saint-Savin (38) : https://www.nrpyrenees.fr/2022/04/14/rencontres-litteraires-avec-lassociation-livre-et-partage-10235177.php

Et pour finir…

Vous ne connaissiez pas Libre comme Lire ? Nous promouvons le plaisir de la lecture et l’accès à la lecture pour tous. Découvrez-nous !

Découvrez aussi toutes les associations partenaires avec qui nous travaillons pour faire de la lecture un trésor pour tous !

Vous avez envie d’aider les associations de lecture ? Devenez ami de Libre comme Lire.

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L’Édition Jeunesse Accessible : 3 questions à Sébastien Sellier, directeur du développement de Signes de Sens

Tous les enfants doivent pouvoir accéder à la lecture, même porteurs d’un handicap, quel qu’il soit ! C’est pourquoi existe l’Édition Jeunesse Accessible.
Aujourd’hui, à 12h30, découvrez l’EJA et comment l’association Signes de Sens la déploie le plus largement possible.

“3 questions à…” : la première série de vidéos de Libre comme Lire

Retrouvez en direct tous les jeudi une courte interview d’un membre d’une de nos associations partenaires.

L’objectif, bien sûr, est de vous faire découvrir, de la bouche de leurs créateurs ou animateurs, le travail de ces associations, afin de mieux comprendre à quel public elles s’adressent , comment elles travaillent sur le terrain, pourquoi elles le font, et avec quels résultats…

Mais il s’agit aussi de profiter de leur expertise et de leur expérience pour interroger des idées reçues, questionner des fausses évidences, ouvrir de nouveaux points de vue sur des questions plus générales, toujours liées à la lecture. Quel intérêt de lire à des bébés ? Apprendre à lire le français, pour un étranger, est-il particulièrement difficile ? Quelle différence entre illettrisme et analphabétisme ? Et bien d’autres encore…

Cette nouvelle proposition est rendue possible par l’engagement et la curiosité de Yann Gourvennec , dirigeant de la société Visionary Marketing, un des sponsors de Libre comme Lire. Merci à lui !

Retrouvez les épisodes passés

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Partager le bonheur de lire

Michèle Moreau, Directrice des éditions Didier Jeunesse et marraine de Libre comme Lire, nous parle de son travail avec des associations de promotion de la lecture et de ce qu’il lui inspire, à titre professionnel autant que personnel.

Je suis ravie et très honorée d’être invitée à être la marraine de Libre comme lire. Mettre en avant le travail formidable fait sur le terrain par les associations qui œuvrent autour de la lecture est indispensable. Et vous le faites avec simplicité, clarté, joyeusement, vous donnez envie de les aider.

Quand j’ai découvert les observations d’A.C.C.E.S(1), toute jeune éditrice, j’ai été fascinée. J’ai tout de suite su dans quelle direction je voulais aller. Les livres que je publierais devraient être des livres exigeants, des livres qui passionnent les enfants, des livres qui restent, des livres qui engagent les lecteurs dans le plaisir de la lecture, des livres qui seraient profonds, riches, des livres d’auteurs, enfin. Un idéal, oui, pas toujours facile à tenir, mais qui est resté en point de mire.

Depuis, les nombreuses pistes de réflexion déployées par A.C.C.E.S ou l’Agence quand les livres relient(2) n’ont cessé d’enrichir mon approche et de me tarauder dans mon travail d’éditrice.

Un matin d’octobre, j’ai accompagné Joëlle Turin(3) dans une crèche, en Guyane, et là, auprès des ces bébés qui découvraient  les livres, j’ai  eu l’impression de comprendre vraiment plusieurs choses. Assise au milieu des livres avec les bébés et les éducatrices, je revenais au plaisir intense des premières fois, de celles qui nous mènent à la découverte du monde. C’est une aventure incroyable de lire à des tout-petits, on y développe une qualité d’écoute, un engagement, une confiance dans ce qui surgit. Tous mes sens sont en éveil. Être témoin de ces moments me permet de mieux comprendre ce qui fait qu’un livre est réussi, et qui tient non seulement à la qualité du texte et des images, mais aussi à de multiples choix éditoriaux : le format, la mise en pages, son rythme, la typographie, le papier, son épaisseur, son grain, les pages de garde, etc. Me sautent parfois aux yeux alors les erreurs, les manques ou au contraire les heureux hasards, les choix tellement pertinents qu’ils s’effacent derrière l’objet unique qu’est devenu l’album. L’album qui prend vie dans les mains du lecteur. Et tout le travail, le lent processus d’élaboration s’efface derrière lui. Le syndrome Gepetto…

Faire naître l’émerveillement, le déclic, là est pour moi l’essentiel.

En tant qu’éditrice, mon travail est de proposer des livres qui vont contribuer à ce déclic, le désir de lire. Par le sujet ou l’histoire, d’abord, qui doit avoir une intention forte dès le début et être nourrissante jusqu’à la fin. Par le choix des mots, dont j’aime qu’il allie musicalité et sens, qu’il offre des surprises. Par l’image aussi bien sûr, la couleur, la mise en scène, l’image qui  fait rire, rêver, qui donne à voir, concevoir, qui joue un rôle de contre point de vue, qui stimule l’imagination.

Un album riche ne se révèle jamais entièrement à la première lecture et les enfants adorent cela. Ils découvrent ainsi le plaisir de relire et de constater que la saveur est toujours là. Relire une histoire permet de se l’approprier, et chez les plus petits, d’apprivoiser des émotions extrêmes en toute quiétude.

L’album devient un réservoir de mémoire affective que l’enfant peut ouvrir et refermer à sa guise, un objet qui contient quelque chose venu de loin, comme d’une filiation archaïque. Cela est particulièrement vrai pour les contes et les comptines, dont les enfants raffolent. Leur plaisir à les écouter ne se tarit jamais.

La question de la langue dans laquelle les histoires sont racontées ou chantées se pose pour tous les parents qui ne sont pas de langue maternelle française. Il est essentiel que ces parents puissent transmettre une partie de leurs racines dans leur langue d’origine et les comptines sont un support idéal pour cela. Avec la collection « Comptines du monde», j’ai la volonté d’aller vers les langues maternelles de tous ceux qui vivent en France.

J’apprécie aussi énormément moi-même l’expérience de la lecture à voix haute. Je lis beaucoup à mes petits-enfants, j’ai lu dans la rue pendant le confinement aux familles du quartier. Je peaufine mes traductions en me les lisant à voix haute, je travaille sur les manuscrits à voix haute, très haute parfois, façon « gueuloir »…

Je pense aussi à mon papa, qui est empêché de lire à cause de ses problèmes de vue. Avoir eu le bonheur de lire et en être privé doit être dur. La lecture à voix haute est tout aussi importante pour les aînés.

Il y a mille et une façons de transmettre et de créer du lien mais la lecture est une de mes préférées. Je crois que le temps de l’histoire est important pour nos psychés contemporaines. Je retrouve dans toutes les associations de promotion de la lecture, cet extraordinaire élan de partage. Être marraine de Libre comme Libre est pour moi une manière supplémentaire de nourrir cet élan.

Notes

A.C.C.E.S. (Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations) a été créée en 1982 par des psychiatres et psychanalystes de renom, le Professeur René Diatkine, le Docteur Tony Lainé et le Docteur Marie Bonnafé. Ses actions de promotion de la lecture auprès des tout-petits et de leur entourage visent à favoriser les conditions d’acquisition de la lecture et de l’écriture dès le plus jeune âge. Avec la conviction que l’ouverture à la lecture contribue au développement harmonieux de la personnalité de l’enfant, indispensable à sa future réussite scolaire et à son insertion sociale. En savoir plus : https://www.acces-lirabebe.fr/

L’Agence quand les livres relient a été fondée en 2004. Elle rassemble individus, associations, structures institutionnelles du monde du livre, de la culture, de l’enfance, de la petite enfance, de la création, de l’éducation, du soin… qui mettent les albums au centre de leurs actions et de leurs recherches.Tous défendent la nécessité de favoriser, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, une expérience littéraire — et particulièrement autour des albums de littérature de jeunesse — afin de cultiver en chaque être humain sa capacité à éprouver, rêver, penser, créer, parler, lire… En savoir plus : https://www.agencequandleslivresrelient.fr/

Joëlle Turin consacre sa vie professionnelle à la littérature pour la jeunesse et aux lectures des enfants depuis plus d’une vingtaine d’années. Elle est également formatrice auprès des professionnels de l’enfance et du livre, des enseignants et des éducateurs. Joëlle Turin écrit régulièrement des critiques de livres pour la jeunesse publiées dans des revues spécialisées. Elle est aussi l’auteur de « Ces livres qui font grandir les enfants » qui propose des histoires pour tous les domaines de la vie de l’enfant : ses jeux, ses peurs, ses grandes questions, ses relations avec les autres et le monde de ses sentiments…

propos recueillis par Florence Denieul

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Réapprendre à lire quand on est adulte : 3 questions à Caroll Weiddich, directrice de Mots et Merveilles

La semaine dernière, Béranger Basseur nous expliquait ce qu’est la réalité de l’illettrisme en France en 2022. Aujourd’hui, découvrez aujourd’hui à 12h30 comment l’association Mots et Merveilles réapprend à lire à des adultes illettrés.

A visionner également sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/librecommelire 

“3 questions à…” : la première série de vidéos de Libre comme Lire

Retrouvez en direct tous les jeudi à 12h30 une courte interview d’un membre d’une de nos associations partenaires.

L’objectif, bien sûr, est de vous faire découvrir, de la bouche de leurs créateurs ou animateurs, le travail de ces associations, afin de mieux comprendre à quel public elles s’adressent , comment elles travaillent sur le terrain, pourquoi elles le font, et avec quels résultats…

Mais il s’agit aussi de profiter de leur expertise et de leur expérience pour interroger des idées reçues, questionner des fausses évidences, ouvrir de nouveaux points de vue sur des questions plus générales, toujours liées à la lecture. Quel intérêt de lire à des bébés ? Apprendre à lire le français, pour un étranger, est-il particulièrement difficile ? Quelle différence entre illettrisme et analphabétisme ? Et bien d’autres encore…

Cette nouvelle proposition est rendue possible par l’engagement et la curiosité de Yann Gourvennec , dirigeant de la société Visionary Marketing, un des sponsors de Libre comme Lire. Merci à lui !

Et voici le programme !

Retrouvez les épisodes passés en suivant les liens.

jeudi 31/03 : Les Enfants tsiganes vivant sur des terrains spontanés – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 07/04 : Le Camion-bibliothèque de l’ASET – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 14/04 : L’illettrisme – 3 questions à Béranger Basseur, correspondant régional de l’ANLCI pour les Hauts de France

jeudi 21/04 : Réapprendre à lire quand on est adulte – 3 questions à Caroll Weiddich, directrice de Mots et Merveilles

jeudi 28/04 : L’EJA, Édition Jeunesse Accessible – 3 questions à Sébastien Sellier, directeur du développement de Signes de Sens

jeudi 05/05 : Les bébés et la lecture – 3 questions à J. Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

jeudi 12/05 : Lire en PMI  – 3 questions à Maureen Vasseur, lectrice-formatrice pour Lis avec moi/La sauvegarde du Nord

jeudi 19/05 : Les personnes allophones – 3 questions à Luce Guillerm de LA CLÉ

jeudi 26/05 : Apprendre à lire le français quand on vient de l’étranger – 3 questions à Luce Guillerm, de LA CLÉ

jeudi 02/06 : La Bibliothèque sonore et ses audio-lecteurs – 3 questions à Irène Lautier, responsable de la formation des Donneurs de Voix à la Bibliothèque sonore de Lille

jeudi 09/06 : Les personnes âgées et la lecture – 3 questions à Juliette Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

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LEAR, par-delà les mers…

Une nouvelle association, c’est toujours un bonheur !


Celle que nous vous présentons aujourd’hui a franchi les mers pour rejoindre Libre comme Lire.
Il s’agit de LEAR : Lire, Écrire, Agir à la Réunion, qui propose une approche originale, mêlant lecture et sensibilisation aux développement durable, pour prévenir l’illettrisme dans un département où il est particulièrement présent.

La Réunion : un département particulièrement touché par l’illettrisme

Selon des chiffres récents (2019), environ 116.000 Réunionnais seraient en situation d’illettrisme, soit 23% de la population. En moyenne 14,8 % des jeunes reçus à la Journée nationale de citoyenneté à La Réunion étaient en situation d’illettrisme en 2015 alors que 3,6% le sont en France métropolitaine. Ces chiffres attestent de la prégnance de la situation à La Réunion, qui doit alerter et mobiliser tout un chacun.

Lecture et développement durable : une réponse originale à un double défi

Par ailleurs, beaucoup de Réunionnais, jeunes et moins jeunes, ne sont pas très informés des ODD (Objectifs de Développement Durable). Stéphanie Rivière, sensible à ces questions et ancienne bibliothécaire, a donc conçu une proposition originale : sensibiliser conjointement les enfants au développement durable et à la lecture. Lire, écrire, pour mieux connaitre l’écologie, l’écoresponsabilité. Mais aussi passer par ce sujet auquel les enfants sont sensibles pour les amener à lire et à écrire. Tantôt objectif principal, tantôt outil au service d’une cause, la lecture, le plaisir de lire, la maitrise de ce savoir de base sont toujours au cœur des ateliers proposés par LEAR, dans des va-et-vient féconds.

Aller à la rencontre de ceux pour qui la lecture n’est pas une évidence

Comme l’ASET sa bibliothèque du voyage, ou Passeurs de Mots la Petite Roberte, LEAR a imaginé son Bibli’ODD, un camion aménagé qui va à la rencontre des enfants, là où ils sont, en-dehors des temps scolaires.
Et en réponse à la sollicitation d’un bailleur social, LEAR s’installe aussi au pied des immeubles pour des séances de lecture et d’écriture.

De bonnes idées partagées par bon nombre de nos associations, et qui méritent d’être mises en œuvre sur tout le territoire national.

LEAR, une toute jeune association, dont le travail est déjà reconnu !

LEAR est une toute petite structure, créée il y a deux ans seulement. Mais l’originalité et l’utilité de son projet ont d’ores et déjà été saluées par le Prix Coup de Coeur de la Fondation du Crédit Coopératif.
Nous nous en réjouissons et souhaitons à notre nouvelle venue beaucoup de belles aventures, dont quelques unes avec Libre comme Lire.

Découvrir LEAR sur Libre comme Lire
Découvrir les actions de LEAR : Bibli’ODD et Lecture et habitat social

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“3 questions à…” : la première série de vidéos de Libre comme Lire

Retrouvez tous les jeudi une courte interview d’un membre d’une de nos associations partenaires.

L’objectif, bien sûr, est de vous faire découvrir, de la bouche de leurs créateurs ou animateurs, le travail de ces associations, afin de mieux comprendre à quel public elles s’adressent , comment elles travaillent sur le terrain, pourquoi elles le font, et avec quels résultats…

Mais il s’agit aussi de profiter de leur expertise et de leur expérience pour interroger des idées reçues, questionner des fausses évidences, ouvrir de nouveaux points de vue sur des questions plus générales, toujours liées à la lecture. Quel intérêt de lire à des bébés ? Apprendre à lire le français, pour un étranger, est-il particulièrement difficile ? Quelle différence entre illettrisme et analphabétisme ? Et bien d’autres encore…

Cette nouvelle proposition est rendue possible par l’engagement et la curiosité de Yann Gourvennec , dirigeant de la société Visionary Marketing, un des sponsors de Libre comme Lire. Merci à lui !

Et voici le programme !

jeudi 31/03 : Les Enfants tsiganes vivant sur des terrains spontanés – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 07/04 : Le Camion-bibliothèque de l’ASET – 3 questions à Laure Montaigne, lectrice-animatrice de l’ASET (Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes)

jeudi 14/04 : L’illettrisme – 3 questions à Béranger Basseur, correspondant régional de l’ANLCI pour les Hauts de France

jeudi 21/04 : Réapprendre à lire quand on est adulte – 3 questions à Caroll Weiddich, directrice de Mots et Merveilles

jeudi 28/04 : L’EJA, Édition Jeunesse Accessible – 3 questions à Sébastien Sellier, directeur du développement de Signes de Sens

jeudi 05/05 : Les bébés et la lecture – 3 questions à J. Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole

jeudi 12/05 : Lire en PMI  – 3 questions à Maureen Vasseur, lectrice-formatrice pour Lis avec moi/La sauvegarde du Nord

jeudi 19/05 : Les personnes allophones – 3 questions à Luce Guillerm de LA CLÉ

jeudi 26/05 : Apprendre à lire le français quand on vient de l’étranger – 3 questions à Luce Guillerm, de LA CLÉ

jeudi 02/06 : La Bibliothèque sonore et ses audio-lecteurs – 3 questions à Irène Lautier, responsable de la formation des Donneurs de Voix à la Bibliothèque sonore de Lille

jeudi 09/06 : Les personnes âgées et la lecture – 3 questions à Juliette Campagne, fondatrice de Lis avec Moi, lectrice bénévole