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“Je ne retiens rien de ce que je lis.”

Delphine Gyre

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture. 

Aujourd’hui, Delphine Gyre, présidente de Libre comme Lire, nous fait un aveu étonnant.

J’ai toujours lu, énormément. Je fais partie de ces enfants chanceux pour lesquels l’histoire du soir dans le lit avec Maman était une évidence, même au-delà de l’apprentissage de la lecture. J’ai été une caricature d’enfant lectrice, ne retenant de mon opération des végétations que la joie d’avoir reçu Jojo lapin, roi des malins pour compagnon de ces journées volées à l’école, outrepassant les horaires de coucher sa lampe de chevet glissée sous la couette pour ne pas abandonner Mon amie Flicka, préférant rester dans les élastiques avec La Bande des cinq plutôt que de prendre mon tour après mes copines pour exécuter les figures toujours plus périlleuses de ces barres parallèles mouvantes qui faisaient alors fureur dans les cours de récré. Puis, ado à la passion sans doute excessive, j’ai passé l’été de mes 14 ans sur la plage avec Aristophane et Euripide, je prenais le métro pour le collège le nez dans les pages de Pierre Gripari à qui j’ai écrit en sixième une lettre éperdue de reconnaissance, et – plus acrobatique ! – je lisais Tchekhov en me rendant à pied au lycée. Et j’adorais le théâtre. J’ai été sorcière à Saalem, femme savante, sœur Constance, Juliette et sa nourrice… J’ai lu des millions de mots, des milliers de phrases, des centaines de livres. Adulte, j’ai continué à lire. Pour moi, pour mes enfants, pour mes élèves… 

Et pourtant, je n’ai rien retenu. Rien. Pas une tirade, pas une phrase. Peut-être un vers ou deux, mais rien de plus. Comprenez-moi : lorsque Fabrice Lucchini, tout à trac, se met à réciter un long passage, puis un autre et encore un autre, j’ai l’impression d’assister à un tour de magie et ne suis pas loin de me demander où est le truc. Je considère comme des prodiges tous ces hommes et ces femmes qui témoignent avoir survécu à l’horreur d’une captivité en se récitant L’Odyssée ou quelque autre épopée. Je peux arriver à la trentième page d’un roman avant de me rappeler l’avoir déjà lu ! Bref, je n’entre pas dans un salon plein d’inconnus sans redouter le moment où je lirai la déception dans les yeux de cette nouvelle connaissance, qui, ayant appris ma profession, aura truffé en vain sa conversation de citations subtiles. La question que se posera silencieusement cet inconnu me prendra alors à la gorge une nouvelle fois : suis-je un imposteur ? Moi, je sais que non. Mais alors, que se passe-t-il ? Où sont passés tous ces mots, toutes ces phrases ? Et même ces histoires ? 

J’ai vécu un jour, je n’avais pas vingt ans, une expérience qui m’a appris à ne plus me risquer à parler littérature en société. Je discutais avec mon oncle, de quoi, je ne sais plus, et cela m’a fait penser – mais peut-on encore parler de pensée quand c’est à ce point informulé ? – à quelque chose que j’avais lu. J’ai commencé : « C’est exactement ce que dit… dans … quand il dit… ». Impossible de donner une quelconque fin à cette phrase malheureuse ! Et pourtant, je m’en souviens encore très précisément, j’étais pleine de la sensation que cette réminiscence avait fait naitre. Une sensation très douce, qu’une réflexion sarcastique de mon oncle avait très vite anéantie. Il faut m’y faire. Je ne retiens rien de ce que je lis.

Je ne retiens rien de ce que je lis… Rien ne retient ce que je lis. Sans frein aucun, mots, phrases et histoires continuent bien après la lecture à travailler en moi, sans cesse, infiniment, jusqu’à dissolution complète. Ils se mêlent à mes expériences vécues et à mon code génétique reçu. Impossible dès lors de les séparer de moi pour les redire. Sont-ils pour autant perdus ? Ils sont en moi comme les atomes d’Épicure, pleuvant en pluie droite et régulière et attendant le clinamen, un léger accident, un prétexte quelconque, la moindre situation pour prendre une direction nouvelle, se recombiner autrement et faire naitre ma réponse à ce qui se passe.

Quand ma chair sera pourrie, j’en suis sûre, je dégorgerai des flots de lettres qui s’ébroueront et s’en iront en procession débandée recomposer d’autres vies.

En savoir un peu plus sur Delphine

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Quand un centre social porte un ambitieux projet de promotion de la lecture, Libre comme Lire le soutient, forcément !

Jusqu’à présent, nous vous avons présenté sur Libre comme Lire des associations qui ont mis la lecture au coeur de leur projet, quel que soit leur public.
Avec le centre social Cocteau, nous vous proposons de découvrir aujourd’hui un autre cheminement qui amène à concevoir des projets ambitieux autour de la lecture : celui qui part de l’observation de son public, et prend acte du besoin de travailler la lecture.

Bien implanté dans son quartier de la Cousinerie dans le Nord, le Centre Social Cocteau a une vocation sociale globale. C’est un lieu d’animation de vie et d’interventions sociales intergénérationnelles, un foyer d’initiatives portées par les habitants et accompagnées par des professionnels pour favoriser, développer la mixité sociale. Les activités y sont donc variées, à l’image du public accueilli et de la diversité de ses besoins. Pas étonnant que tôt ou tard émerge un projet autour de la lecture ! C’est ainsi qu’est née l’idée de faire écrire un livre à des élèves de CM2.
Nous aurions pu, à Libre comme Lire, décider de n’accepter que des associations spécialistes de la lecture et proposant des actions bien rodées. Ç’aurait sans doute été plus facile, mais il nous semble important aussi de travailler avec des associations qui accompagnent au quotidien un public qui leur fait confiance.
Certains centres sociaux ont depuis longtemps installé la lecture au cœur de leur projet, en multipliant et diversifiant les propositions. Ateliers parents enfants, cours de cuisine, d’art plastique, accueils de loisirs, jeux autour du livre, partenariat avec les écoles, des artistes ou des associations spécialisées sont autant d’occasions d’inviter la lecture dans la vie des familles. 

Nous avons donc décidé de présenter sur Libre comme Lire certaines actions de structures qui ne se dédient pas tout entières à la lecture mais qui portent un projet ponctuel autour de la lecture, construit sur mesure pour leur public qu’ils connaissent bien. Ces projets font l’objet d’une instruction particulièrement attentive de la part de notre comité de validation. C’est ainsi que le Centre social Cocteau a présenté un projet de création de livre par des élèves de CM2. Projet que le comité de validation a jugé bien pensé et cohérent entre des objectifs vraiment intéressants et des modalités de mise oeuvre concrètes et réalistes au regard des objectifs, s’appuyant sur un partenariat lui aussi intéressant, impliquant un professeur référent, un auteur, la plasticienne du LaM (Musée d’art Moderne), et la bibliothécaire du centre social. Bref, un projet bien construit par une bénévole dont on sent qu’elle connaît son affaire.
Projet validé, donc, que vous pourrez retrouver sur notre site et que vous pourrez soutenir en toute confiance !

Petit à petit, vous découvrirez ainsi sur la plateforme de Libre comme Lire de plus en plus de projets divers, portés par des associations de toutes sortes, qui tous auront à coeur de promouvoir la lecture auprès d’un public spécifique et tous offriront toutes les garanties de sérieux et de pertinence souhaitables.


Découvrir le projet de création de livre par une classe de CM2 – Découvrir le centre social Cocteau

Soutenir Libre comme Lire – Participer au concours “Mon livre part en vacances”, jusqu’au 26 août.

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“Lire tout, tout le temps et partout !”

Domitille Gobbo

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture. 

Aujourd’hui, c’est au tour de Domitille Gobbo, membre enthousiaste de Libre comme Lire.

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours lu… enfin c’est le sentiment un peu étrange qui m’habite à la rédaction de ce petit article.

Bien entendu je sais qu’il a fallu passer par les rouages de l’école pour que ces signes cabalistiques deviennent des syllabes puis des mots, des phrases et enfin ces histoires qui m’ont emmenée sur les traces de tous ces personnages qui accompagnent depuis mes jours et mes nuits !

Mais ce sentiment très fort me vient surtout de mon grand-père, lecteur passionné, qui avec sa voix douce et son profil à la Sidney Poitier, m’entraînait sur les traces d’Ésope et de Jean de la Fontaine alors que je n’étais encore qu’une toute petite fille.

Ses lectures rythmées, presque théâtrales, de ces textes plaqués sur le papier, que j’apprenais à écouter, m’ont donné envie de développer ce pouvoir qui me permettrait de les poursuivre par moi-même ! De découvrir les (res)sorts presque magiques que ces assemblages de signes créaient, de permettre à ces images immatérielles qui fusaient dans mon petit cerveau de naître sans devoir attendre la prochaine visite à Bon-Papa Joseph… 

Alors la marmite s’est ouverte devant moi et j’y ai plongé avec volupté et boulimie sans jamais plus vouloir la quitter.

Et j’ai lu, j’ai lu de tout, partout et tout le temps. Enchaînant les classiques à l’âge où l’on se doit de les détester, j’ai découvert le précieux en suivant Dante dans les dédales infernales, dévoré les bluettes sans consistance mais pleines de plaisir, lu et relu en une nuit, à en avoir des siestes coupables en cours, des bouquins cornés que je traîne encore en moi après toutes ces années, fait ouvrir des armoires supplémentaires dans la petite bibliothèque de mon collège car celle dans laquelle j’avais le droit de fouiller n’avait plus d’autre secret pour moi que les grains de poussière derrière le dernier rayonnage….

Et puis l’âge adulte est arrivé avec son temps qui court et son lot de responsabilités… la responsabilité de transmettre à mes propres enfants ce que Bon-Papa Joseph m’avait offert, pour leur permettre, à leur tour, de découvrir les plaisirs insondables des mots qui deviennent des images…

Comme Juliette Noureddine a réussi à l’illustrer à la perfection dans cette magnifique chanson que je vous laisse découvrir ici : https://youtu.be/HWvA1kXR7gc

En savoir un peu plus sur Domitille – Participer au concours de photos initié par Domitille

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Lire pour respirer

Juliette Campagne

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture.

Aujourd’hui, c’est au tour de Juliette Campagne, grande dame de la lecture à voix haute, membre fondatrice de Libre comme Lire, .

« Par où pouvons nous trouver le souffle pour respirer ? Dans l’art, la littérature, la musique…partout où l’esprit se manifeste sans protection. »  Marie Balmary

 Les livres qui m’ont « appris » à lire – non pas « appris » techniquement mais qui ont donné sens et saveur à mes lectures – parlaient d’enfants qui affrontaient des épreuves douloureuses avec vaillance et détermination.

 Je suis entrée toute petite dans la littérature, accompagnée par Oliver Twist et le Rémi de Sans famille, héros de mon enfance qui m’ont aidée à vivre. Plus tard c’est la littérature d’enfance, selon l’expression du philosophe Roger Dadoun, qui portera, après des années d’errance, le désir de transmettre à d’autres ce que je reçus en héritage. Et l’ardeur avec laquelle j’ai lu et lis toujours à des enfants et à des adultes n’est pas sans rapport avec mes lectures d’enfance.

Cette littérature, comme toute littérature, est une forme donnée à des émotions, des sensations, des peurs, des joies…Elle est transmission d’histoires, de mythes, de poésie et riche de grands auteurs et illustrateurs. Elle prend les enfants au sérieux en leur donnant à penser, mais aussi à voir grâce à la beauté des images, parfois délicate, parfois teintée d’humour, et surtout elle fait place à l’énigmatique, au mystère pour que nous qui lisons à voix haute puissions en supporter de multiples lectures, des « encore » insatiables. C’est une littérature qui fait le pari de la complexité en jouant subtilement avec le cadre, le format, la typographie. Pour toutes ces raisons elle subvertit les genres et se moque des âges de la vie.
Elzbieta, une très grande artiste, disparue il y a peu, écrit : « Avant de devenir adulte, chacun de nous, sans exception aucune, a été un enfant. Pourquoi l’avoir oublié ? ». Cette artiste, comme d’autres, grâce à la sensibilité qu’elle a de l’univers de l’enfant me touche, moi qui lis énormément de livres pour « adultes » et je fais le pari que ce qui m’émeut peut aussi émouvoir d’autres adultes quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent.

J’aime  cette citation de Victor Hugo dans Les Misérables, « Apprendre à lire, c’est allumer du feu. Chaque syllabe épelée étincelle ».

En savoir un peu plus sur Juliette Campagne, et sur l’association qu’elle a fondée, Lis avec Moi, pour partager la lecture à voix haute.

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” co-LECTIF ” multiplie les actions autour de la lecture à Pontault-Combault

Il y a mille et une façons de promouvoir la lecture, et chaque association privilégie une entrée spécifique. Libre comme Lire est fière de porter cette diversité ! Avec co-LECTIF, nous rejoint une association qui a fait de sa ville son terrain d’action.

Mots et Merveilles réapprend à lire aux personnes illettrées et Lire pour Vivre fait de l’alphabétisation pour les personnes d’origine étrangère ; Lis avec Moi promeut la lecture à voix haute pour tous les publics et Perluette travaille la littérature jeunesse sous toutes ses formes ; les clubs Coup de pouce CLÉ s’adressent aux petits élèves de CP en difficulté et la Bibliothèque sonore permet à ceux qui ne peuvent lire d’entendre les lectures ; enfin, Lire et faire lire 31 défend le lien intergénérationnel à travers la lecture partagée : chaque association a son public, son mode d’action, son objectif…

L’entrée de l’association co-LECTIF, Ensemble pour la lecture, c’est une ville : Pontault-Combault, en Seine et Marne. Sur cette ville, la jeune association créée en 2018 seulement, portée par le dynamisme de ses adhérents, multiplie les actions autour de la lecture. Lecture partagée avec les personnes âgées dans les EHPAD, les enfants dans les écoles, les centres de loisirs ou la bibliothèque, ou les personnes non-francophones en ateliers d’alphabétisation ; mise à disposition de livres pour les passants dans la rue avec les Boîtes à livres, sensibilisation des parents de tout jeunes enfants à l’intérêt de la lecture en famille ; l’été co-LECTIF propose aux habitants de Pontault-Combault-Combault de Partir en livre, la nuit de plonger dans la Nuit de la lecture, et un week-end par mois de participer à diverses manifestations de Ma Ville aime la lecture… Bref, grâce à ce co-LECTIF, à Pontault-Combault-Combault, les livres et la lecture sont partout, pour tous, tout le temps.

Petit territoire, grande concentration d’actions de lecture : voilà sans doute une des meilleures pistes pour “accrocher” durablement tous les publics à la lecture. Parce qu’on le sait bien : parmi les ressorts de la motivation figurent en bonne place le sentiment d’appartenance à un groupe (de lecteurs) et le sentiment de la valeur d’une activité (la lecture), mise en évidence par l’intérêt toujours renouvelé que d’autres lui portent, et le plaisir personnel qu’on y prend, d’expérience en expérience, avec les uns, et les autres…

Vous l’avez compris : à Libre comme Lire, nous sommes ravis d’accueillir co-LECTIF et nous espérons travailler longtemps ensemble, pour la lecture.

Découvrir co-LECTIF sur Libre comme Lire – Soutenir Libre comme Lire – Découvrir le projet de Libre comme Lire

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Vous pouvez désormais faire vos dons à Libre comme Lire

Libre comme Lire s’est donné pour vocation d’aider les associations de promotion de la lecture à récolter plus facilement des dons, afin qu’elles puissent se concentrer sur leurs actions et les déployer. Mais pour pouvoir avancer dans cette démarche, notre toute jeune association a besoin d’un peu d’aide financière !

Les actions accomplies en 6 mois

Cela fait maintenant quelque six mois que nous avons démarré ce projet, entièrement sur notre temps et nos deniers personnels. Mais la débrouille a des limites et aujourd’hui nous avons besoin d’un peu plus de moyens pour continuer à avancer, bien que le chemin parcouru soit déjà éloquent :

  • Six associations sont d’ores et déjà présentes sur notre site, six sont en cours d’ajout, plusieurs autres finissent leur dossier de candidature.
  • Un premier site (celui sur lequel vous surfez) a été mis en ligne et continue d’évoluer peu à peu. Le plus gros chantier en cours est désormais de permettre les dons pour toutes les associations. Nous espérons pouvoir enfin proposer cette fonctionnalité stratégique à partir de la rentrée de septembre.
  • L’équipe s’est étoffée : les 4 fondateurs ont été rejoints par un véritable comité de validation et plusieurs bénévoles. Et ça n’est pas fini !
  • Un concours photo a été lancé afin de faire connaître mieux Libre comme Lire.
  • Libre comme Lire est désormais présente sur Facebook, Instagram, Twitter et LinkedIn

À quoi vont nous servir vos dons ?

Un de nos premiers soucis, et le souci de toutes les associations à but caritatif, est la transparence. Aussi est-il important pour nous de pouvoir vous indiquer à quoi serviront vos dons.

  1. Essentiellement à développer plus vite notre plateforme. Nos connaissances techniques sont limitées et nous avons besoin de pouvoir rémunérer de vrais experts pour implémenter des fonctionnalités de plus en plus complexes.
  2. À pouvoir effectuer de petits achats : pour des démarches administratives, financer partiellement des opérations de communication, etc.

Donner oui, mais aider aussi

Les bras (et les cerveaux !) sont aussi les bienvenus. Nous recherchons encore des compétences qui pourraient nous permettre d’accélérer. Notamment :

  • un ou des bénévole(s) pour prospecter les entreprises mécènes
  • un ou des bénévole(s) pour améliorer le référencement naturel de notre site
  • un bénévole pour la RGPD
  • des personnes qui pourraient faire connaître Libre comme Lire à leurs réseaux

Si vous êtes, vous aussi, sensible à la cause que nous défendons, n’hésitez pas à venir en discuter avec nous. Nous serons ravis de vous écouter.

Vous êtes mécènes ?

Vous représentez une grande entreprise ? Vous êtes responsable RSE ? Vous pratiquez le mécénat ? Nous avons aussi besoin de votre soutien. Envoyez-nous un message et nous reviendrons vers vous rapidement.

Nous faire un don

Rien de plus simple désormais. Nous avons créé une page “Nous soutenir” sur laquelle vous pouvez choisir le montant de votre don et payer en CB.

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Apprendre à Lire pour Vivre : une évidence pour Libre comme Lire

Que la lecture soit une compensante indispensable d’une vie pleinement vécue, c’est une évidence pour Libre comme Lire. C’est pourquoi, nous sommes très heureux d’accueillir cette nouvelle association au nom si évocateur : Lire pour Vivre.

Lire pour Vivre est notre première association d’alphabétisation. De quoi s’agit-il ? Anne-Marie Damiens, une de nos amies engagées de longue date dans ce travail, nous l’explique.

” Enseigner le français (aux migrants et immigrés de plus longue date, aux illettrés), c’est lutter contre les discriminations et œuvrer en faveur de l’égalité des chances auprès de personnes qui souhaitent s’engager dans la vie et faire partie de la société, c’est donner les clés d’accès aux bases linguistique, administrative, culturelle et sociales françaises à des publics en grande difficulté.

Jour après jour des associations s’engagent et travaillent pour aider les migrants et les immigrés de plus longue date, mais aussi les français qui ne possèdent pas les clés de leur langue maternelle. 

Par le biais de l’apprentissage de la langue, elles leur apprennent à résoudre les problèmes de la vie quotidienne : trouver un travail, un logement, devenir autonomes dans leurs démarches administratives, leur vie professionnelle, leur quotidien… 

Mais ces associations donnent plus que les bases indispensables du français pour une intégration citoyenne !

Jour après jour, salariés et bénévoles se dévouent et donnent de leur temps sans compter, animés par la joie d’être à la disposition d’une cause utile.

Quand on a fui la guerre, la dictature, la famine, quand on vit dans la pauvreté et l’ignorance, les cours de français, c’est plus que de simples cours. Ce sont des moments de solidarité, de pratique qui permettent de se débrouiller, de se sentir mieux, d’avancer, c’est aussi le moyen de communiquer, de se faire des amis, se sentir comme les autres…

Parce que sans parler, lire et écrire la langue du pays dans lequel on vit, il est impossible de se sentir intégré : comment se construire puis s’intégrer sans cet outil fondamental qu’est la langue ? “

Découvrir l’association Lire pour Vivre – Découvrir le projet de Libre comme Lire

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Comment j’ai aimé lire

Olivier Sauvage
Olivier Sauvage

Nous avons eu envie de demander à chacun des membres de Libre comme Lire ou de nos associations partenaires de partager avec vous tous son rapport à la lecture.

Aujourd’hui, c’est au tour d’Olivier Sauvage, co-fondateur de Libre comme Lire.

Mon premier souvenir de lecture, je crois, était celui-ci.

J’étais malade et mes parents m’avaient mis dans leur lit, sous une couette blanche comme de la neige, dans leur grande chambre bleue, et mon père, pour m’occuper m’avait sorti un album de Tintin : l’Île Noire. Une vieille édition qu’il avait lui même reçue de son père, pendant son enfance. C’était un dimanche matin. Tout était calme, tranquille, apaisant.

Chaque case, chaque page, chaque ligne, chaque trait, chaque mot, était un moment de bonheur et d’excitation. Je ne sais pas si j’y comprenais grand chose. Et, en vérité, je ne sais pas si je savais vraiment lire. Mais la force des dessins nets et précis d’Hergé, l’expressivité de ses personnages, Tintin, le Capitaine Haddock, des onomatopées dans les phylactères, le rythme des cases, tout me fascina, me plongea au cœur de l’histoire, sans qu’il me soit même nécessaire de comprendre les textes. C’était comme du théâtre muet, un ballet de petits personnages, s’agitant en tout sens, bondissant, criant, éructant, se bagarrant, me captivant, m’emportant dans les nuées pendant un temps qui me parut à la fois infiniment long et à la fois infiniment trop court, tant j’avais envie que ça continue, encore et encore, encore et toujours. À la fin de la lecture, j’en redemandais encore. Comme à la descente d’une attraction de fête foraine dont on sort un peu groggy, et dont on voudrait bien refaire un tour.

Ai-je inventé ce souvenir ?

Mon plaisir de lire est-il vraiment né de ce matin là ?

Impossible à savoir. Il faudrait m’ouvrir le cerveau et regarder dedans pour s’en assurer.

J’aime à me dire, en tout cas, que ce fut le point de départ, le moment zéro, d’une activité qui ne m’a jamais quitté. Et que je n’ai jamais cessé de renouveler. De la BD au roman, à l’essai historique, au livre de sciences, au recueil de nouvelles, au pensum en économie, jusqu’aux petits pamphlets brochés que l’on trouve parfois en librairie. Et puis aussi surtout, l’actualité, la presse quotidienne et magazine, les news, les journaux que je dévore quotidiennement…

J’ai aimé lire, je crois, parce que l’évocation des mots me faisait plus vibrer et me sentir bien que la fréquentation de mes camarades. Seul, je m’évadais à l’intérieur d’innombrables aventures, d’innombrables héros, d’innombrables univers lointains, et cela me rendait plus heureux, toujours, que les relations avec les autres. Cela m’était plus facile, plus simple, mieux, en quelque sorte, que la vie. Nourrissait plus mon imagination affamée d’extraordinaire.

Aujourd’hui, mon temps de lecture est largement absorbé par les écrans. Je lis de moins en moins de livres. Plus aucun magazine ou journal sur papier. D’une certaine manière, à mon grand dépit. Parce que, professionnel du monde numérique, je sais quelles destructions il cause à notre capacité de concentration et d’apprentissage. Et ce qu’il nous fait perdre en sérénité. La lecture sur papier instaure une relation si particulière avec les mots, si nourrissante pour l’esprit, que même les technologies actuelles ne savent dépasser.

Cela ne change rien à mon plaisir, mais le divertit un peu trop pour des choses de pacotilles, de l’éphémère sans importance, une nuée chronophage d’inputs. C’est un nouveau défi pour mon cerveau. Apprendre à maîtriser ce flux, et à le dompter, pour en faire un allié puissant et précieux, comme les livres l’ont été dans ma vie. Et comme ils recommencent à l’être aujourd’hui…

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La Bibliothèque Sonore de Lille commence à donner de la voix sur Libre comme Lire

Comment accéder à la lecture quand on est aveugle, malvoyant, ou porteur de troubles “Dys” ? Depuis 1972, les bénévoles des Bibliothèques Sonores enregistrent et diffusent des livres audio et autres documents sonores. L’aventure a commencé à Lille avant s’étendre dans toute la France. Libre comme Lire est très heureuse d’accueillir les Donneurs de Voix et les Donneurs de Temps de cette association historique. C’est notre première association apportant la lecture à des personnes handicapées, gageons qu’elle ouvrira la voie à d’autres.

Découvrir la Bibliothèque Sonore de Lille sur Libre comme Lire

Découvrir le projet de Libre comme Lire

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#monlivrepartenvacances : le concours de l’été

L’année se termine… et quelle année ! Vacances, j’oublie tout… tout ? Non, sûrement pas ces 10 bouquins qui traînent sur la table basse et que j’ai mis de côté pour les dévorer quand le temps sera plus doux, plus calme, plus propice…

Livre en vacance

Et c’est bien de ces livres, romans, bd, mangas, albums… dont nous venons vous parler aujourd’hui ! Celui que vous n’allez pas oublier de glisser entre la serviette de plage et le maillot de bain du petit dernier, celui qui va vous accompagner partout, parfois en rappelant sa présence contre votre hanche, car laissé au fond d’un sac, parfois empli de sable en guise de marque page, parfois corné, mais tellement aimé par tous ceux à qui vous l’avez prêté avant de pouvoir vous-même le dévorer…

C’est cette lecture que nous vous proposons de mettre en valeur durant tout l’été avec notre petit concours #monlivrepartenvacances

Comment ? en postant, durant tout l’été, vers notre toute nouvelle page Instagram, ou sur Facebook, la photo la plus originale, incongrue, décalée… de ces livres, BD, magazines, album du petit dernier, brochure touristique ou tout autre « chose qui se lit »… que vous aurez réalisée durant vos vacances !

Pourquoi ? mieux faire connaitre l’association Libre comme Lire et constituer, par l’intermédiaire des réseaux sociaux, une communauté qui puisse relayer et faire connaitre notre projet !

Concours, vous avez dit concours ?

Les participants sont invités à poster du 14 juillet au 26 août 2021 une ou plusieurs photos de leurs lectures depuis leur lieu de vacances. Les photos devront être postées sur Instagram ou sur Facebook, avec le hastag #monlivrepartenvacances en mentionnant le compte officiel de l’association @librecommelire. Pour valider sa participation, il faudra nous suivre sur le réseau social de son choix.

Les photos collectées sur les comptes réseaux sociaux de l’association seront soumises à un vote par des membres actifs de l’association début septembre pour désigner le ou la gagnant(e).

Le ou la gagnant(e) recevra une enveloppe dotation* de 500€ à dépenser exclusivement sur le site https://librecommelire.fr pour financer une action ou une association (ou plusieurs !) référencée sur le site.

*Cette dotation ne pourra en aucun cas donner droit à une attestation fiscale pour réduction d’impôt ou être échangée contre sa valeur en espèces ou contre toute autre dotation.

Alors à vos livres, téléphones et #, et à très bientôt sur les réseaux !

Bonnes vacances !


Télécharger le règlement du concours