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Enseigner le français aux immigrants

Enseigner le français, c’est lutter contre les discriminations et œuvrer en faveur de l’égalité des chances auprès de personnes qui souhaitent s’engager dans la vie et faire partie de la société, c’est donner les clés d’accès aux bases linguistique, administrative, culturelle et sociales françaises à des publics en grande difficulté.

Jour après jour des associations s’engagent et travaillent pour aider les migrants et les immigrés de plus longue date, mais aussi les français qui ne possèdent pas les clés de leur langue maternelle.
Par le biais de l’apprentissage de la langue, elles leur apprennent à résoudre les problèmes de la vie quotidienne : trouver un travail, un logement, devenir autonomes dans leurs démarches
administratives, leur vie professionnelle, leur quotidien…

Mais ces associations donnent plus que les bases indispensables du français pour une intégration citoyenne !
Jour après jour, salariés et bénévoles se dévouent et donnent de leur temps sans compter, animés par la joie d’être à la disposition d’une cause utile.
Quand on a fui la guerre, la dictature, la famine, quand on vit dans la pauvreté et l’ignorance, les cours de français, c’est plus que de simples cours. Ce sont des moments de solidarité, de pratique qui permettent de se débrouiller, de se sentir mieux, d’avancer, c’est aussi le moyen de communiquer, de se faire des amis, se sentir comme les autres…

Parce que sans parler, lire et écrire la langue du pays dans lequel on vit, il est impossible de se sentir intégré : comment se construire puis s’intégrer sans cet outil fondamental qu’est la langue ?

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Lire avec les bébés, quelle idée !

 Nous ne savons pas ce que les bébés comprennent quand nous leur parlons mais spontanément nous le faisons avec des hauteurs de voix plus élevées, ce qui leur  permet de s’accorder à cette voix musicale de l’adulte par des sons, des vocalises qui vont être les prémisses du langage 

Chacun peut constater les immenses compétences des bébés, ce que les linguistes nous confirment. Ils sont rapidement lecteurs, de la voix, celle de la mère ou du père qu’ils reconnaissent parmi d’autres. Lecteurs aussi des modulations de la voix et des émotions qu’ils interprètent sur les visages. Très tôt leur activité psychique s’oriente vers la recherche du sens des mots prononcés par l’adulte.

Très tôt il s’agit de les nourrir de chansons, de comptines, de livres lus à haute voix, pour enrichir leurs capacités langagières. Nous pouvons en voir les manifestations d’intérêt par les sourires, les vocalisations et parfois très précocement par l’acquisition de mots issus des livres.

On sait que la quantité et la diversité des mots offerts au tout-petit auront une influence sur ses premières années à l’école. On sait aussi qu’on ne parle pas de la même façon aux tout-petits selon le milieu familial. Il y a donc un enjeu très fort à nourrir les bébés non seulement des mots du quotidien mais aussi des mots des récits. Et cela en présence des parents pour qu’ils  découvrent la relation intense qu’ils peuvent construire avec leur enfant grâce  à l’extraordinaire richesse des livres.

Photo par Picsea